08 décembre 2013

Christian Queffelec, entrepreneur

Ce message pour présenter Christian Queffelec président de la société Astellia.

Christian QUEFFELEC est ingénieur diplômé de l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées) de Rennes et titulaire d’un DEA de l’université de Rennes I de traitement du signal et des données statistiques en 1978. Il démarre sa carrière chez Cap Gemini.

De 1983 à 1985, il participe à la création sur Rennes de l’activité télécom de SEMA (devenue depuis Atos Origin). Au même temps, il contribue en 1984 à la création d’Edixia dont il est  Président du Directoire de 1987 à 2001. De 2001 à 2006, il reste Président du Conseil de surveillance d’Edixia, jusqu’à sa vente à de nouveaux actionnaires.

En 2000, il crée Astellia avec Emmanuel AUDOUSSET, Julien LECOEUVRE et Frédéric VERGINE. Il est membre du Conseil d'Administration de la technopole Rennes-Atalante et de l’Ecole Supérieure de Commerce de Rennes. Par ailleurs, Christian QUEFFELEC est également Président du jury régional Bretagne du concours du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes.

 

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Le 09/08/2010 à 10h30 Boursier.com : Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots en quoi consiste votre métier ? Quels sont les points forts d'Astellia ? Ch.Q. : Notre métier a vu le jour avec la naissance du mobile. Il consiste à fournir à nos clients que sont les opérateurs de téléphonie mobile, des solutions leur permettant de travailler à l'amélioration de la Qualité de Services (QoS) et de performance de leurs réseaux mobiles. Nous les aidons à offrir le meilleur service possible à leurs clients abonnés grâce à des solutions combinant matériel et logiciels, ainsi que des prestations de services associées. Astellia se positionne en tant que 'pure player' dans le domaine de la QoS. Il s'agit donc d'un métier expert, nécessitant d'excellentes connaissances des technologies du mobile, de l'électronique et de l'informatique. Une partie de la technologie Astellia est issue de l'environnement Orange, puisque nous avons été créés, pour partie, à partir d'un essaimage de France Telecom.

Boursier.com : Qui sont vos concurrents et quelle est votre position de marché ? Ch.Q. : Nos concurrents sont des grands groupes multinationaux, ayant une approche globale. Contrairement à nous, ils ne sont pas spécialisés dans le métier. Cette différence nous a permis en l'espace d'une dizaine d'années d'atteindre une position significative sur le marché mondial. Selon différentes sources d'études de marché, nous nous positionnons entre la 3ème et la 5ème place mondiale. Notre marché est un marché de niche. Notre chiffre d'affaires en 2009 était de 25,6 Millions d'Euros. A l'échelon mondial, nos marchés se situent autour de 300 à 400 ME.

Boursier.com : Qui sont vos partenaires financiers ? Comment se compose votre tour de table ? Ch.Q. : Nous sommes sur Alternext depuis 2007, où nous sommes entrés après un placement privé suivi d'une cotation. Notre actionnariat était à l'époque constitué de fonds d'investissement de type capital-risque. Lors du placement privé, ces fonds ont été rejoints par d'autres fonds de même nature : des FCPI, du 'private equity' de grandes banques, et 4 fonds régionaux du Grand Ouest. Actuellement, notre capital est pour 1/3 détenu par les fondateurs et les salariés, pour 20% par des fonds historiques, et pour le reste par les fonds issus du placement privé. Nous venons d'annoncer le renouvellement de notre qualification d'entreprise innovante par Oseo. Elle permet donc aux FCPI d'investir chez nous.

Boursier.com : Astellia vient de changer de groupe de cotation, et est désormais coté en continu sur Alternext. Le titre n'est plus une valeur réservée aux investisseurs qualifiés... Ch.Q. : Effectivement, nous venons de changer de compartiment. Les circonstances de notre arrivée sur Alternext ont fait que nous sommes passés par un placement privé, et non pas par une offre publique. Depuis lors, notre volonté est de donner de la liquidité à nos actionnaires, et d'ouvrir notre capital à d'autres univers, dont le public. Il nous fallait donc changer de compartiment, et nous venons de passer du EA (placement privé) au E2 (ouvert au public). Nous allons devenir plus visibles du public, et nous allons progressivement mieux nous faire connaître. Nous avons mis en place un contrat d'animation de titres. Il va donner davantage de liquidité à la cotation de l'action Astellia.

Boursier.com : Vous n'avez pas effectué de levée de fonds à cette occasion. Envisagez-vous de faire prochainement appel au marché ? Ch.Q. : Nous avons largement les fonds nécessaires pour travailler à court et moyen termes sur le rythme actuel. Nous avions levé 8 ME en 2007. L'entreprise est bénéficiaire chaque exercice depuis ses débuts. Elle a généré du cash. Aujourd'hui, nous sommes sur des niveaux de trésorerie supérieurs à 10 ME. Pour l'heure, nous ne prévoyons pas d'opération de levée de fonds.

Boursier.com : Envisagez-vous des opérations de croissance externe ? Ch.Q. : Nous pourrions envisager d'augmenter notre croissance en allant chercher des cibles de croissance externe pour étoffer notre portefeuille technologique et élargir notre niche. Dans cette hypothèse et en fonction du type d'opération, nous pourrions être amenés à lever des fonds. Nous ne sommes pas en train de travailler sur ce type d'opération.

Boursier.com : Qu'est-ce qui pourrait inciter Astellia à lancer un mouvement de croissance externe ? Ch.Q. : Nous pourrions vouloir étoffer notre portefeuille technologique. Il s'agirait alors d'aller chercher des solutions technologiques pour gagner du temps. Nous l'avons déjà fait en 2007. Notre deuxième axe de croissance externe viserait à améliorer notre positionnement à l'international. Pour des questions de proximité de clientèle, il pourrait s'avérer opportun de réaliser des partenariats commerciaux, ou d'aller chercher une entreprise locale bien implantée sur le terrain de nos clients. Dans l'immédiat nous n'avons pas de projet dans ce domaine. Nous sommes concentrés sur notre propre croissance.

Boursier.com : A l'échelle des opérateurs de téléphonie, votre taille est limitée. Vous opérez sur un marché de niche où vous occupez une position forte. Vous êtes une cible idéale ! Ch.Q. : En tant qu'intervenant sur le marché mondial, nous sommes forcément regardés par de plus gros opérateurs. Cependant, il faudrait qu'un géant mondial ait envie de rentrer sur nos marchés de niches pour que nous devenions une cible. Or, les géants mondiaux n'ont pas forcément cette volonté ou ce besoin de positionnement sur un marché de niche. A ce jour, il n'y a pas de projet dans ce domaine.

Boursier.com : Vous venez de publier votre chiffre d'affaires pour le 1er semestre 2010. Comment se tiennent vos marchés ? Ch.Q. : Nous réalisons 75% de notre chiffre d'affaire à l'international, et 25% en France. Dans l'Hexagone, nous travaillons avec les trois opérateurs mobiles. D'une part, notre activité est récurrente ; nous avons un volume significatif en France chaque année. D'autre part, notre activité est liée à l'évolution technologique des réseaux mobiles. Dans le passé, nous avons eu de superbes années en France, quand les opérateurs ont investi sur leurs réseaux lors du passage de la 2G à la 3G. De telles circonstances devraient se reproduire dans 2 ou 3 ans, pour le passage à la 4G. Astellia viendra alors accompagner ses clients au franchissement de ce palier. Sur le périmètre français pour 2010, nous sommes donc à un palier d'investissement de la part de nos clients historiques. A l'international, notre réussite est surtout dans des zones émergentes. Les taux de croissance de la téléphonie mobile dans ces pays sont exceptionnels !

Boursier.com : Quels sont vos principaux marchés en pays émergents ? Ch.Q. : Historiquement, Astellia a développé une forte activité sur la zone Afrique et Proche-Orient. Ces régions restent nos zones de prédilection. Nous sommes parfaitement bien implantés sur ces territoires où les réseaux se développent très rapidement. Commercialement nos cycles sont assez longs, souvent autour de 18 mois, mais nos efforts ont commencé à porter sur d'autres zones telles que le continent américain. Notre volonté est donc de poursuivre notre développement dans les zones émergentes, notamment en Amérique latine. Nous avons aussi investi en Russie. Nous axons également notre effort sur l'Asie du Sud-est, dans des pays très porteurs comme l'Indonésie. Le potentiel de développement d'Astellia dans les zones émergentes est très fort. Nous nous positionnons à un rang significatif sur le plan mondial. Il n'y a pas beaucoup d'acteurs, ce qui nous permet d'avoir de belles opportunités de développement !

Boursier.com : Comment se présente le second semestre ? Ch.Q. : Sans être saisonnière, notre activité bénéficie généralement d'investissements pour lesquels les décisions sont prises en deuxième partie d'année. Dans la situation économique actuelle, le côté cyclique est un peu renforcé. Ce sont des investissements de renforcement de réseaux ou des investissements d'équipements destinés à répondre à une demande nouvelle. Les acheteurs investissent en priorité sur les réseaux. Les investissements pour la qualité sont moins prioritaires, et se font dans un second temps. Dans notre métier, nous avons toujours observé une meilleure deuxième partie d'année. Cette année ne sera probablement pas différente. Le 1er semestre s'est bien passé, avec une croissance significative. Avec l'effet de saisonnalité, la deuxième partie de l'année devrait nous permettre de bien nous positionner sur l'exercice.

Boursier.com : Comment se tient votre carnet de commandes ? Ch.Q. : La première partie de l'année a été bien meilleure que le 1er semestre 2009. Au 1er semestre, nous avons pris pour un peu plus de 10 ME de commandes, contre 7,5 ME au S1 2009. A fin juin 2010, notre carnet de commandes était de 14 ME contre 18 ME à la fin 2009. Nous avons consommé un peu de notre carnet par effet de saisonnalité.

Boursier.com : Quels sont vos objectifs financiers pour 2010, et notamment vos objectifs de rentabilité ? Ch.Q. : Nous ne communiquons pas de prévisions chiffrées. Cependant, il est important de souligner que l'investissement international est la priorité stratégique du groupe et que cela a un prix... Les coûts de développement à l'international sont naturellement plus élevés que les frais d'exploitation près de nos bases, et diminuent notre niveau de rentabilité. Cependant, il s'agit là d'investissements payants sur le long terme, car nos clients nous sont fidèles. Nous ne sommes pas à l'abri des aléas du marché -fluctuation parité de change Dollar/Euro et concurrence internationale- mais, une fois que nous avons gagné un client, nous pouvons capitaliser sur lui à long terme.

Boursier.com : Quels sont vos challenges à plus long terme ? Ch.Q. : Nous voulons encore renforcer notre position de leader. Cela passe forcément par une stratégie d'expansion à l'international. Nous allons devoir accompagner les évolutions technologiques mobiles et les nouveaux usages du mobile comme les Smartphones. Le paysage a changé et va encore changer... Dans quelques années, la majorité des opérateurs mobiles ne seront plus les opérateurs techniques de leur réseau. Les opérateurs vont confier la gestion technique de leurs infrastructures à de gros acteurs prestataires de services. Dans les pays émergents, les opérateurs vont 'outsourcer' rapidement cette gestion technique. Nous l'observons déjà en Inde et au Nigeria. En revanche, les gros opérateurs historiques des pays matures comme France Telecom et Deutsche Telekom, ne devraient pas basculer aussi vite. La tendance de fond est cependant à l'externalisation de la gestion des infrastructures vers des sociétés de services. Nous nous préparons à ces évolutions technologiques et structurelles, sources de nouvelles opportunités pour Astellia.

Jeudi 4 juillet 2013- Pose de la première pierre du siège d’ASTELLIA

La pose de la première pierre du nouveau siège social de la société ASTELLIA s’est déroulée le jeudi 4 juillet à St Jacques de la Lande, Zone Airlande. Cette cérémonie marque le début symbolique des travaux de ce bâtiment de 5000 m2. 

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 Rennes, le 4 juillet 2013 –Hervé Kermarrec, président de Kermarrec Entreprise CBRE, Christian Queffelec, Président d’Astellia, Vincent Bardon, Président du Groupe Bardon, et 80 convives, étaient réunis pour la pose de la première pierre de la société ASTELLIA, en présence d’Emmanuel Couët, Maire de St Jacques de la Lande, Daniel Delaveau, Président de Rennes Métropole et Maire de Rennes et Loïg Chesnais Girard, Vice-Président du Conseil Régional en charge de l’économie.

Après quelques discours, les convives et officiels ont assisté à la pose de la première pierre de la société ASTELLIA. Aujourd’hui installée à Vern-Sur-Seiche (zones d’activités du Plessis et Val d’Orson), ASTELLIA est leader en solutions (équipements, logiciels et services) pour la gestion de la Qualité de Service (QoS) et la performance des réseaux de téléphonie mobile.

En mars 2012, ASTELLIA a sollicité KERMARREC Entreprise CBRE, afin de lui trouver de nouveaux bureaux plus spacieux et plus adaptés à son essor.

Objectif : regrouper ses équipes sur un seul site et faire face à sa très forte croissance d’activité.

 Pour répondre à leurs problématiques, KERMARREC Entreprise CBRE et le Groupe BARDON ont su répondre à leurs désidératas en leur  proposant une solution « clés en main », qui répondait précisément au cahier des charges fixé. Le Groupe BARDON a dessiné et conçu cet ouvrage via sa filiale Espace Engineering. Pour accompagner la croissance d’ASTELLIA sur le long terme, il restera propriétaire de l’édifice, par le biais de sa filiale BARDON Investissement.

Eté 2014, La société ASTELLIA emménagera dans ses nouveaux locaux à St Jacques-de-la-Lande.

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EDIXIA

 

Vision industrielle, télédétection et télécommunications

Edixia : le fédérateur de compétences


Chez LU, près de Nantes, Edixia a installé un système
de vision industrielle qui analyse les niveaux de gris
des images des gaufrettes " Paille d’or " (degré de
cuisson) et régule le fonctionnement du four.
(photo Edixia)

Basée à Vern-sur-Seiche, près de Rennes, la société Edixia connaît une progression régulière depuis sa création, en 1984,. Cette société conçoit des produits en électronique et informatique dédiés à deux secteurs en plein développement : la vision industrielle et les télécommunications.

En 1984, à Rennes, 9 personnes diplômées en électronique, informatique et télécoms décidaient de travailler ensemble. Quinze années plus tard, leur société, Edixia, compte 85 personnes et prospère avec la même philosophie : le regroupement des compétences. " Le personnel est la grande force d’Edixia : il est composé à 80 % d’ingénieurs ou de techniciens supérieurs ", explique son directeur, Christian Queffelec. " Depuis 1990, la répartition des activités est stable : 60 % pour la vision industrielle et 40 % pour les télécommunications et la télédiffusion ".

Traiter des problèmes " très concrets "



En vision industrielle, nous sommes vraiment dans le domaine de l’application  ", décrit Christian Queffelec. Les ingénieurs d’Edixia se trouvent en effet face à des problèmes très concrets : du fabricant de couches-culottes souhaitant vérifier la présence de tous les " petits élastiques ", au constructeur automobile devant contrôler le réglage des phares, en passant par la biscuiterie industrielle souhaitant surveiller la cuisson de ses biscuits, tous peuvent faire appel à la vision industrielle pour détecter les défauts de leurs produits.



Les équipements de vision industrielle sont conçus pour répondre au besoin du client. Ces machines sur-mesure sont installées et mises en service sur le site par les ingénieurs et les techniciens d’Edixia. " C’est pourquoi, en plus de l’électronique et de l’informatique, nous devons connaître les automatismes et la mécanique. Travailler pour les industriels implique aussi de " ne pas réinventer les choses " et de tenir les budgets  ". Même s’il avoue qu’il lui faut sans cesse " créer son propre marché ", Christian Queffelec sait qu’Edixia se positionne sur un secteur très porteur : celui du contrôle qualité. La vision industrielle contrôle en effet tous les produits sortant d’une usine (pas seulement un échantillon), travaille à des cadences élevées (parfois plus de 10 objets par seconde) et offre toute la souplesse de l’outil informatique (le même dispositif peut contrôler plusieurs lignes différentes). Edixia a ainsi livré plus de 1000 systèmes de vision. Le secteur automobile représente 50 % de son activité vision, aux côtés, notamment de l’industrie agroalimentaire et de l’emballage.

 

 

Diffuser le télétexte



L’autre volet de l’activité d’Edixia, c’est celui de la télédiffusion, le " broadcast et télécoms " dans le langage des spécialistes. " C’est un savoir-faire qui s’est construit avec le CCETT (1) de Rennes, pour lequel nous avons longtemps fonctionné comme une société de services, en tant que fournisseur de logiciels et de hardware (équipement électronique) ", retrace Christian Queffelec. Certains des prototypes fournis par Edixia aux chercheurs en télécoms ont finalement connu une vie industrielle : c’est le cas des systèmes de sous-titrage des émissions. " Les textes et les informations qui permettent de les caler sur les images (le " time-code ") sont mis sur disquette ", décrit le directeur d’Edixia, " nous fournissons l’équipement permettant de récupérer ces informations et de les injecter sur une tête de réseau de diffusion ".



Le sous-titrage n’est qu’un exemple de diffusion de données à travers des canaux : un secteur amené à se développer avec la diffusion de données sur la télé ou la radio numérique, (magazines, pages web...). " C’est un secteur où les choses vont vite, où nous devons faire beaucoup d’investissements en recherche. C’est aussi un monde de géants dans lequel notre PME se fraye un chemin ! ".



A la tête d’une entreprise ainsi basée sur deux métiers en développement, Christian Queffelec avoue se refuser à faire des prévisions à moyen ou long terme. " Mais la croissance de nos marchés nous tire, et l’arrivée régulière de jeunes ingénieurs permet d’apporter du sang neuf à nos compétences ".

C.P.

 

 

 


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