Bonjour,

Cet article pour présenter les oeuvres d'Arnaud Le Gouëfflec.

Arnaud-Le-Gouefflec photo 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Arnaud-Le-Gouefflec 5_6_2012

Il est jeune et prolifique.

Son oeuvre comporte déjà de belles créations, originales, innovantes.

Il est en outre professeur de Français de collège.

Photo 5 juin 2012

 

 

 

 

 

Sa famille est originaire des Côtes d'Armor, ses ancêtres ont été Terres Neuvas. L'un d'entre eux a fait l'objet d'un roman, je vous en parlerai ultérieurement.

J'ai relevé la généalogie complète de cette famille, elle trouve ses origines précisément à Plouezec dans le Goëlo au sud-est de Paimpol.

Leur ancêtre se nommait Sylvestre Le Guefflec, transcrit aussi Le Goëfflec, Le  Gouëfflec, Le Guefflec, Le Goevellec, Le Goueffelec, etc...

Le patronyme Queffelec, peu fréquent dans le Goëlo, a été adapté au parler local.

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Le Goëlo est un ancien pays de Bretagne, qui comprenait le nord-ouest de l'ancien évêché de Saint-Brieuc, sur la côte ouest de la baie de Saint-Brieuc, jusqu'à l'embouchure du Trieux.

Son territoire correspond approximativement à l’ancien territoire romain du « velaviensis pagus ». Il comprend aujourd’hui, les cantons de Paimpol, Lanvollon, Plouha, Pontrieux, Plouagat, Châtelaudren, Etables-sur-Mer et les communes de Binic, Pordic, Plérin et Trémuson.

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Voici quelques unes de ses oeuvres:

La revue dessinée à paraitre 6_12_2013

La revue dessinée 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
Extrait © La Revue dessinée - 2013- Documentaire - 2 albums

 

 

La revue dessinée: Un désir d’auteurs. La Revue Dessinée est née de la volonté de six auteurs. Six auteurs qui ont ressenti, dans cette époque d’abattement et de conformisme, un impérieux besoin de liberté, de vitalité. Six auteurs animés par la double passion de la bande dessinée et de l’information. Nous sommes partis d’un simple constat : les journalistes et les auteurs de bande dessinée sont des raconteurs histoires. Nous voulions, parce qu’il nous passionne, parler du réel, et seulement du réel, le dessiner tel qu’il est et redonner à nos métiers une dimension collective. Cette aventure, de son origine à sa réalisation, est inscrite sous le signe d’un élan vital : l’envie commune de vous parler d’actualité diéremment.

Un regard graphique sur le monde. Depuis toujours, le dessin entretient des liens étroits avec la presse. Le Journal illustré, The Graphic ou Le Petit Journal, revues populaires du xixe siècle, racontaient l’actualité en mêlant texte et illustration. La Revue Dessinée fait aujourd’hui revivre cette expérience : elle utilise le langage de la bande dessinée dans des reportages, des enquêtes et des documentaires pour orir un regard vivant et immédiat sur nos sociétés, proches ou lointaines. Nous le faisons avec les techniques de notre siècle, l’exigence de la meilleure information et la conviction que le dessin permet une formidable profondeur de narration.

Une revue connectée. Chaque numéro sera disponible sous la forme d’une revue papier trimestrielle et de son double numérique, sur iPad. De plus, des contenus exclusifs seront régulièrement publiés sur le site larevuedessinee.fr, avec dessins de presse, dossiers thématiques et webdocumentaires. Cet espace favorisera nos échanges, en nous permettant de partager nos envies et vos avis. Il prolongera la lecture de La Revue Dessinée entre deux numéros.

Nous remercions toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont permis que cette revue voit le jour. Nous espérons que ce premier numéro sera à la hauteur de vos attentes et de notre exigence. Bonne lecture !

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Sa discographie:

A dreuze

 

 

 

 

 Orchestre préhistorique fondé en 2003: Last Exit Records/Anticraft 2008

 

 

 

 

Chansons tombées de la lune

 

 

 

 

 

 

L'église de la petite folie - 2012

 

 

 

 

Le disque vert

 

 

 

 

 Orchestre préhistorique fondé en 2003: Last Exit Records/Anticraft 2009

 

 

 

 

 

La vie sous cloche

 

 

 

 Disque bricolé en autarcie

L'église de la petite folie - 2002

 

 

 

 

Soleil Serpent

 Soleil-Serpent. L'église de la petite folie - 2012

 

Soleil Serpent est le nouveau projet d’Arnaud Le Gouëfflec et John Trap. 12 chansons en français à
base de percussions, de tropiques et de gris-gris, qui dessinent les contours d’un univers foisonnant et poétique ( 3 titres sont extraits des Armes miraculeuses, du poète martiniquais Aimé Césaire)

A l’image des autels vaudous, les arrangements sont luxuriants, fruits de collage et de mélanges,
même si les morceaux gardent un format chanson, parfois pop : on entend ainsi du tam-tam africain, de la cloche balinaise, des chants indiens, et des claviers tous droit venus du monde de l’exotica, des guitares tribales, des sambas nocturnes, et les échos de danses inconnues.

Les textes évoquent des gens vivant derrière des cascades, des forêts cachées par des arbres, et une
galerie de personnages totémiques, de la Femme Lune à l’inquiétant monsieur Wong.

 

 

 

Les subtilités du Death Metal

 

Superapes - 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

L’humour en musique, c’est souvent un sacré piège casse-guoule...

En humour mélomane, il y a les régressifs scatophiles (Les VRP), les faux-culs qui assument peu leur pose comique (Sébastien Tellier), les populeux nauséabonds (Bénabar), les intellos Toc (Brigitte Fontaine)...

Rares sont ceux qui parviennent à unir poésie, émotion et humour en un seul disque. Arnaud le Gouefflec est de ceux-là. Il nous invite à découvrir "Les Subtilités du Death Metal" avec ce nouvel opus à prendre plus au sérieux qu’on pourrait le croire à la vision de la pochette de l’album comme une blague photoshoppée de potache.

Le brestois est décidément extrêmement prolifique, proposant toujours des disques enthousiasmants (et des bds sur lesquelles je reviendrai bientôt) et à l’univers immédiatement identifiable fait de collages inventifs et d’images métaphoriques. Arnaud Le Gouefflec a compris qu’être léger ne signifie pas être futile. Pour preuve, cet "Aberrant" qui réconcilie musicalement notre Dominique A national et le Katerine 2.0. Un titre comme "Les Cons" et son emprunt à notre Hymne national passé à la tronçonneuse devrait être offert à tous les électeurs des bleus marine... "L’eau lourde" rappelle le travail de John Trap (avec lequel M. Le Gouefflec collabore au sein de La Boite à Ooti) au bel univers foutraque et Lo-Fi. Encore une preuve de cette scène vivace en Finistère et du côté de Brest... Pour ne citer qu’eux, Ched Helias, Colin Chloe, Mon Automatique...etc...etc... Il y a du Bobby Lapointe dans la comptine à double-sens "N’a qu’un oeil" quand "Bourgeà trarsch" tacle gentiment un Doom à la Neurosis.

"J’ai un super pouvoir" démontre que l’on peut faire une blague de potache sans pour autant être un cancre.

Il y a un caractère enfantin dans la musique du brestois et pas seulement par l’apport de ces voix de tout petits.

Il y a la richesse imaginative, le refus des limites, le peu de considération pour le jugement d’autrui, le côté bricolé, le plaisir du jeu , ce monde magique propre à la musique d’Arnaud Le Gouefflec.

Imaginez un groupe d’enfants à qui l’on donnerait du temps, des instruments de musique et de quoi pour enregistrer... Mélangez le et vous obtenez cet album, "Les Subtilités Du Death Metal".

Tiens, je vais enregistrer la pluie qui claque contre la fenêtre, la poésir qui luit dans l’âtre de la cheminée.

Je vais mêler Rammstein et Einsturzende Neu Bauten dans une comptine déglinguée et répétitive comme "Ich Bin Nicht Tat".

J’annoncerai l’apocalypse dans un morceau fleuve en écho aux "Swordfishtrombones" de Tom Waits.

J’oserai les jeux de mots comme ce "Morceau Cachet" qui fait du bien. Je retrouve mon enthousiasme d’enfant en triturant comme de la pâte à modeler les sons pour en faire un bric à brac de caverne magique d’Ali Baba.

Pour toutes ces raisons, l’univers musical d’Arnaud Le Gouefflec nous est attachant.

Car il est imaginatif, inventif, drôle sans être vulgaire, puéril sans être régressif, novateur sans être expérimental et finalement transpirant l’humanité par tous les pores de son inspiration débridée.

 

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Son oeuvre littéraire:

 

Basile et Massue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Escarbille, 2004, lauréat 2005 du prix de la ville de Carhaix, Prix du premier roman au Festival de Chambéry, Prix du premier roman au Festival de Laval

 

 

 

 

 

J'aurai ta peau

 

Scénario de bande dessinée: Glénat 2013

 

Résumé

Il ne faut pas souhaiter la mort de gens, ça n'est jamais assez méchant.

Dominique A. est un chanteur-compositeur heureux, abordant sa nouvelle tournée avec la sérénité d'un artiste accompli. Une sérénité qui ne fera pas long feu, à cause d'une lettre anonyme annonçant laconiquement «J'aurai ta peau, Dominique A»... Et pourquoi diable on lui en voudrait à LUI ? Qui peut vouloir la peau d'un inoffensif chanteur même pas si célèbre que ça ?...

Le duo d'auteurs du Chanteur sans nom réalise ici une sorte d'équivalent BD de Dans la peau de John Malkovich ! Le surréalisme de cet album permet d'aborder avec humour les tourments existentiels et imaginaires de cet homme qu'on connaît sans connaître... Et le graphisme généreux et inventif d'Olivier Balez termine de faire de ce livre une réussite totale !

 

 

 

 

  

La noctambule

 

 Editions Ginkbo, 3 novembre 2013

résumé du livre

Que devient un détective privé quand sa secrétaire disparaît ? Pauvre Johnny Spinoza, il fallait y penser avant. Tu le savais : Cunégonde sort la nuit. Elle passe par la fenêtre et ne revient qu'au petit jour. Mais tu croyais délicat de ne pas être indiscret. Jusqu'au jour où le petit matin t'a trouvé seul et sans réponses. Où est-elle ? Qu'allait-elle bricoler là dehors ? L'a-t-on enlevée ? S'est-elle simplement volatilisée ? Peut-être qu'on peut se dissoudre dans la nuit...
Pauvre Johnny. Que faire ? Fouiller dans le passé de la belle, retourner ses tiroirs pour y trouver l'accroche d'un indice ? Ou plonger à ton tour dans les ténèbres ? Commence pour toi un ballet de silhouettes et de néons qui transforme la ville en un théâtre d'ombre. La nuit est un monde à part. Les immeubles prennent des proportions, les rues s'enfoncent entre les lampadaires. Des êtres différents, aux préoccupations différentes de ceux du jour, sortent de leur tanière.
Il faut croire que Cunégonde était des leurs. Tu commences à comprendre, Johnny, ce que 'secrétaire' signifie : non pas juste dactylographe ou archiviste. Cunégonde gardait des 'secrets', et le faisait si bien. Trop bien peut-être...

 

 

 

 

 

 

 

Le bestiaire secret

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chanteur sans nom

Scénario de bande dessinée: Glénat 2011

 Le fantôme du Chanteur sans nom s’est réveillé. Quand un jeune homme a retrouvé dans un carton à chaussures des traces de l’artiste, celui-ci est revenu des limbes. Ça l’agace autant que ça le flatte, cet intérêt pour sa vie passée. Certains épisodes, il ne souhaite sans doute pas trop y revenir. Néanmoins, sa célébrité fut bien réelle. Le Chanteur sans nom s’appelait Roland Avellis. Grâce au clown Champi, il débuta au milieu des années 1930 au club Les Noctambules, à Pigalle. Puis il écuma les cabarets, avant de d’interpréter les succès du moment sur Radio Cité. C’est là qu’on lui trouva son curieux pseudonyme, qui fit de lui le Fantômas de la chanson. Célèbre, ce corpulent interprète enregistra environ quatre cent disques 78 tours. Il fit la connaissance d’une jeune artiste qui aimait sa bonne humeur, la môme Piaf. Il devint bientôt l’ami d’un auteur-compositeur au talent prometteur, un certain Charles Aznavour.

De 1936 à 1945, ce bon-vivant qu’est Roland Avellis va connaître une période faste. Il cultive sa notoriété due à Radio Cité, fait la fête avec les prostituées “Pas pour la bagatelle, mais parce qu’on rigolait bien. C’était peut-être l’esprit de corps.” C’était un joyeux drille, autant qu’une aimable fripouille. Dépensant beaucoup, ce filou savait tromper son monde pour trouver de l’argent. Durant la guerre, ses origines juives auraient pu lui causer quelques ennuis. Il relance sa carrière déclinante en se faisant accompagner par l’accordéoniste Émile Prud’homme. Leurs tournées en province s’accompagnent d’un peu de marché noir, pas négligeable en ce temps-là. Coup de foudre quand il rencontre Paule. Ils se marient avec la bénédiction avinée du curé de Saint-Honoré d’Eylau. Ils ont une fille, Françoise, qui ne tarde pas à repérer les défauts de son père. Dépensier et alcoolique, Le Chanteur sans nom finira gravement diabétique.

Après-guerre, suite à une mésaventure en forme d’escroquerie, Roland Avellis entre parmi les proches d’Édith Piaf. Il y retrouve Charles Aznavour, le protégé de la chanteuse devenue riche et célèbre. Puis l’ancien cycliste André Pousse (futur comédien) devient l’amant de Piaf. Toujours désargenté, Roland commet maints petits larcins au détriment de la star et de son entourage. “Il nous a donné tellement en échange de ce qu’il nous a pris” témoigne Aznavour, qui lui pardonne comme tous ceux qui connurent Roland Avellis. Chassé finalement par Piaf, il devrait ménager sa santé. C’est l’inverse qui se produit, il se montre plus excessif. Suivi par une Luxembourgeoise amoureuse de lui, Hélène, il poursuit laborieusement des tournées dans les années 1960...

S’il fallait plaider en sa faveur, voici ce que dirait un avocat : “Menteur, roublard, parfois escroc et souvent lâche, il n’a jamais dérobé que des clopinettes. Alors qu’il aurait pu dévaliser Piaf, il ne lui a chipé que des peccadilles. Il n’a jamais menti que pour se payer un coup de rouge. Et il a en contrepartie semé la bonne humeur et l’amour autour de lui.”

  Après avoir recueilli documentation et témoignages, Arnaud Le Gouëfflec signe là un remarquable scénario ! Il ne s’agit pas d’une biographie linéaire, mais d’un rapprochement astucieux entre passé et présent. La forme est pleine de fantaisie, à l’image de l’exubérant personnage. Rares sont les gens qui se souviennent encore de cet artiste, Le Chanteur sans nom. C’est un portrait attachant que, grâce à ses proches, nous découvrons à travers cette histoire. Loin d’être une époque idéale, notre regard sur ce temps-là est certainement un brin nostalgique. Question graphisme, soulignons la belle qualité des dessins d’Olivier Balez, parfaitement en harmonie avec le scénario. Quelques cases reprennent l’humour des blagues d’éphémérides, plaisanteries dont fut friand Roland Avellis. Hommage à un artiste hors norme oublié, cette excellente BD mérite d’être appréciée par un large public.

 

 

Le Québec mou

 Pour le théatre: La petite librairie, 2010 

LE QUÉBEC MOU
GUIDE TOURISTIQUE PRÉHISTORIQUE
ARNAUD LE GOUËFFLEC

Le Québec mou est un vrai-faux guide de voyage, mettant en scène un « voyageur préhistorique » portant un regard naïf et humoristique sur la société contemporaine.

Arnaud Le Gouëfflec a rapporté les photographies présentes dans ce livre à la suite d’un voyage au Québec. Ces photographies sont le point de départ de 17 courts textes humoristiques évoquant, à la manière d’un guide touristique, le Québec. Le Québec mou met en scène un « voyageur préhistorique » portant un regard naïf et absurde sur notre société contemporaine et la culture d’une région, le langage, ses traditions et les bizarreries des situations.

« Qu’est-ce qu’un guide touristique préhistorique ? Un petit outil précieux et décalé qui vous permettra de sortir des sentiers battus sans quitter votre fauteuil. Un petit opus formulé surtout pour voyageurs immobiles et grands rêveurs. En moins de vingt textes courts et autant de photos, Arnaud Le Gouëfflec arpente quelques rues et quelques routes avec une fausse naïveté qui pourrait rappeler celle de Vian ou de Michaux. Il s’étonne, entre autres, de voir les Québécois vouer un culte assez étrange à Poutine et s’interroge sur leurs subtilités de langage. Un dépanneur du coin, c’est quoi ? “Du signifierait donc moins que ce dépanneur est installé dans le coin (ce qui à la réflexion est assez évident, puisqu’il est là, à quelques pas) qu’il ne souhaite dépanner que ses concitoyens, et encore, ceux qui sont logés dans le même coin que lui.” C’est drôle et subtil sans être précieux pour autant. Vous savez dorénavant ce qu’est un guide touristique préhistorique. » Benoît Broyart

Arnaud Le Gouëfflec est écrivain, scénariste de bande dessinée et musicien. Son premier roman, Basile et massue, a été publié chez l’Escarbille. Ses livres sont publiés par Ginkgo, Glénat, Casterman,... Il a fait publier en janvier 2013 avec Olivier Balez, J’aurai ta peau, Dominique A
(Glénat).

 

 

 

 

 

 

 

Les discrets

 

 

 

 

 Ginkgo éditeur, 2007

 

 

 

 

 

Les papes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'irrésistible

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon nom est person

 

Le journaliste Léo Tanguy possède ses propres méthodes, son environnement personnel. Les sujets qui l’intéressent sont principalement humanistes. Il nous le montre une fois encore dans cette aventure signée Arnaud Le Gouëfflec :Mon nom est Person (Coop Breizh, 2010).

Si le cyber-journaliste Léo Tanguy rejoint Brest, ce n’est pas pour chroniquer le bulletin météo de la tempête monstrueuse qui est annoncée. Certes, le nouveau préfet Viager argumente sur la sécurité des citoyens, mais avec une sale arrière-pensée en tête. Soutenues par des militants favorables aux sans-papiers, des familles de clandestins ont installé un camp sur le port de Brest. Le préfet et le commissaire Giroud espèrent les déloger, sous prétexte de ne pas les exposer à la tempête à venir. Depuis qu’il est retraité, Jean Person s’est passionné pour la cause des sans-papiers aspirant à s’intégrer en France. Pas avare de déclarations et d’actes spectaculaires, il apparaît intouchable pour les autorités. C’est Jean Person qui a alerté Léo Tanguy sur la situation brestoise actuelle. Sur place, Léo est logé et renseigné par son ami Yves, journaliste d’Ouest-France.

Quand Léo se présente au camp des sans-papiers, il est reçu par la dynamique retraitée Mathilde. Elle exprime clairement leur combat : “On n’est pas des idéologues, on n’a pas de solutions à proposer. Juste des gens normaux qui ne peuvent pas supporter d’en voir crever d’autres sous leurs fenêtres. Y en a qui comprennent jamais ce qui est évident. Ces gens-là, il leur manque une case dans le cœur. Et le problème, c’est qu’en ce moment, c’est eux qui font les lois.” Jean Person a disparu depuis peu. Pas le genre à lâcher ceux qu’il défend dans une période aussi critique, pourtant. Le lendemain, Léo fait avec Mathilde la tournée des planques à clandestins. Le cas du vieux Josset, qui héberge trois hommes bien différents, est déjà exemplaire. Surtout, il y a Kondo, qui vit dans une caverne bétonnée, véritable musée d’art brut. Malgré la sympathie, le vieux Noir ne livre sans doute pas tout ce qu’il sait.Ce n’est pas Suzie, la copine de Léo employée à la Préfecture, qui défendra ce Grand Inquisiteur qu’est son actuel patron Viager. Quant au commissaire Giroud, il a déjà repéré Léo.

Notaire et ancien élu, maître Toqueduc ne cache pas son hostilité contre Jean Person. Même si ses discours fascisants n’impressionnent plus guère, il reste inquiétant. La police surveille toujours le camp : “C’est fou ce que ça peut prendre patience, un pandore. Comme les alligators le long des berges du Nil : une apparence de tronc d’arbre et une détente mortelle. Pour l’instant, ils s’économisent.” Léo enquête chez Person, dans un bar spécialisé en spectacles rastas. On confirme qu’il n’aurait pas disparu sans raison. Si Person n’est pas sorti en mer, il est passé s’occuper de son petit bateau. La police daigne vérifier l’info. Mais c’est du côté de la famille Toqueduc que les pistes se dirigent. Kondo a disparu, sa caverne a été saccagée. Pas de hasard, estime Léo. Tandis que l’énorme tempête arrive sur Brest, le préfet sévit et les militants réagissent. Malgré la météo et le danger, Léo poursuit l’enquête…

Comme tous les héros secoués par les éléments déchaînés, Léo Tanguy a besoin d’une bouée de survie. Cassandre Draguénnec est océanographe à Ifremer, une mystique attachée aux signes du destin et autres concepts spirituels. Des idées pas si éloignées de celles du vieux Kondo, finalement.

Bien sûr, c’est la cause des clandestins qui est une fois encore au centre de l’enquête de Léo. Si on le traite de naïf, il n’oublie pas qu’aucune de ces personnes n’a fui son pays de gaîté de cœur, et que beaucoup veulent s’intégrer. La désobéissance citoyenne contre de mauvaises lois n’est pas une faute, c’est un honneur. Évitant toute lourdeur démonstrative, l’auteur s’amuse souvent des clichés, sur les fachos peu convaincants autant que sur les utopistes gauchistes intransigeants. Tonalité enjouée, que l’on apprécie toujours. L’affaire est mouvementée à souhaits, pleine de péripéties, cultivant un bon suspense. Voilà encore un épisode très convaincant des pérégrinations du cyber-journaliste de l’Ouest. Plus que jamais dénonciateur d’injustes répressions, il apparaît tel un proche cousin de Gabriel Lecouvreur (Le Poulpe). Arnaud Le Gouëfflec donne du corps, une singularité supplémentaire à cet excellent personnage.

Topless

 

 

 

 

 Scénario de bande dessinée: Glénat 2009

résumé du livre

Martin est pianiste dans un bar à strip-tease. Un bon job, diront certains ! Si ce n'est que Martin est plus du genre à s'absorber dans ses feuilles de partitions et ses volutes de cigarettes que dans l'effeuillage fumeux des filles sur scène ! Ce qui convient parfaitement à Monsieur Frognard, le gérant de la boîte. Trop ravi que son pianiste ait plus les yeux sur son clavier que sur la symphonie de magouilles dont il est le chef d'orchestre... Jusqu'au jour où la sublime Jeanne, l'effeuilleuse vedette de la revue, propose à Martin de tout plaquer pour partir à l'aventure dans la DS du patron... Un pianiste lunaire. Une strip-teaseuse terre-à-terre. Un gros magot planqué dans le coffre de la DS. L'escapade romantique ne n'annonce pas des plus reposantes...

 

 

 

 

Un mythe moderne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Villebrequin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Scénario de bande dessinée: Casterman 2007

 

 

 

 

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 Arnaud à La Carène le 20 novembre 2009

Arnaud-Le-Gouefflec photo 5

 

 

 

 

 

 

 

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Le disque vert - Résidence. Arnaud Le Gouëfflec est à La Carène du 27 février au 7 juin 2008

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Durant une période s’échelonnant sur trois mois (du 27 février au 7 juin 2008), Arnaud Le Gouëfflec et l’Orchestre préhistorique investissent la Carène, salle des musiques actuelles de Brest, et y conçoivent « le Disque vert ».

Le projet de résidence d’Arnaud Le Gouëfflec est axé sur la mise en place d’un processus créatif autour de la chanson, l’expérimentation et la rencontre entre plusieurs musiciens, le but étant de figer, sur un objet final, le disque, le résultat des différentes sessions organisées à la Carène. Chacune des sessions sera enregistrée. Elles donneront naissance à une matière sonore qui sera ensuite retravaillée en studio.

Le disque n’est pas vu comme une fin en soi, mais comme un appel d’air permettant les rencontres entre des musiciens venus du jazz, du rock expérimental, de l’électronique, de la musique improvisée et de la chanson française. Le but est de dynamiter les cadres de la chanson, d’expérimenter autour d’eux, et de sortir des habitudes.

Ce travail d’expérimentation et de rencontres s’articule autour de trois sessions de répétitions/enregistrements à l’issue de chacune desquelles une représentation publique sera présentée. Ces représentations permettront à chacun de suivre l’évolution du projet de création.

La conception du Disque vert sera en outre relayée par des retransmissions radio ainsi que par le biais d’un blog et d’un myspace proposant du son, des images, des vidéos, des brouillons, des ébauches de texte, un journal de bord. Un forum permettra de donner la parole aux internautes.

Ce projet de disque collectif verra ensuite le jour sur le label L’Eglise de la petite folie (label d’Arnaud Le Gouëfflec) et sera distribué sous licence par Last Exit Records/Anticraft (Brest/Nantes).

Arnaud Le Gouëfflec
Cela fait dix ans qu'Arnaud Le Gouëfflec, écrivain et musicien brestois de 33 ans, publie des livres et des disques, certains dans des réseaux de distribution traditionnels, d'autres moins, voire sous le manteau : cassettes "paléolithiques", disques "occultes", fanzines improbables faits à la main, revue underground de littérature "préhistorique" peuplent l’univers foisonnant de cet artiste touche-à-tout.
Plus récemment, il participe à l’organisation des trois éditions du Festival Invisible, un festival de musique inclassable, durant lesquelles il rencontre et collabore avec de nombreux musiciens tels que Eugene Chadbourne et Jimmy Carl Black, Tank ou Jad Fair. Il publie également sur son label, L’église de la petite folie, trois disques autoproduits distribués en Bretagne par Sobridis, ainsi que deux albums avec l’Orchestre Préhistorique dont le dernier « A Dreuze » bénéficie d’une distribution nationale par Last Exit Records/Anticraft.
Il publie également deux romans chez L'Escarbille (Nantes), et Ginkgo (Paris), dont l'un, Basile et Massue, a reçu plusieurs prix, dont celui des Villes de Carhaix et de Chambéry. Il est également l’auteur d’une bande dessinée intitulée « Vilebrequin » publiée dans la collection KSTR (Casterman, Paris) et plébiscitée par la critique, nominée pour le prix du festival de BD d’Angoulème 2008.
Dans cette production profuse, Arnaud Le Gouëfflec trace un chemin labyrinthique et construit une oeuvre volontairement paradoxale, nourrie de multiples collaborations.

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