Demat, bonjour,

Cet article pour vous présenter Tanguy Le Cléguer pseudonyme de Tanguy Queffelec. Né en 1953.

Fils de l'écrivain Henri Queffelec, frère de la pianiste Anne Queffelec, du mathématicien Hervé Queffelec et de l'écrivain Yann Queffelec.

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Jusqu'à plus ample information, cette famille est orginaire du village de K/gogan en Pleyben.

Elle remonte avec certitude jusqu'à Yves Queffelec époux de Jeanne Le Goff, mariés à Pleyben le 11 juin 1676.

Yves et Jeanne sont décédés au village de K/gogan en Pleyben respectivement les 20 janvier 1707 et 18/6/1705.

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Tanguy a écrit un roman Les soeurs de la nuit, plublié en août 1987. Roman très noir, superbement bien écrit.

J'ai eu un énorme plaisir à le lire.

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L'ambiguïté est présente déjà dans le prénom du héros : Camille : un cœur de femme dans le corps gracile d'un adolescent Corse, la gueule d'une tapette avec le cœur d'un poète.

Sa mère meurt à sa naissance, laissant l'éducation du jeune homme à son père, dans un milieu hostile à tout ce qui ne reproduit pas parfaitement les clichés de la virilité : goût pour la tuerie qu'on appelle la chasse, etc.

Et c'est le début d'une histoire tragique, d'un grand drame humain dont l'auteur montre bien le processus lent, inéluctable, impossible à enrayer : pas de répit dans ce roman d'aventures dont la scène varie sans cesse, du maquis corse aux bas-fonds de Barcelone, d'un étrange palais espagnol des mille et une nuits aux halles grouillantes du ventre de Paris.

Dans ce roman social moderne, les souvenirs de Zola sont parfois trop visibles, en particulier le portrait de la charcutière, Mme Forgeron, remake de la belle Lisa. Gervaise travestie fait pleurer Margot, mais c'est comme un film triste où le spectateur est conscient qu'il larmoie au récit des malheurs de Fantine ou Fleur de Marie, mais y prend un plaisir libérateur, cathartique, expiatoire...

« Quelques secondes filèrent, et il comprit qu'il tenait en main quelque chose comme un sexe d'homme. Il se pétrifia, interloqué. Puis il regarda Eva, vit ses longs yeux d'émeraude où brillait une lumière inquiète. C'était bien une femme... Il l'aimait à en crever. »

Dans ce livre fort, la réalité d'un témoignage vécu s'enrichit d'une leçon qui ne peut qu'ébranler les derniers préjugés sur la sexualité, souvent aussi solides, hélas, que la bêtise à cornes de taureau...

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