15 septembre 2014, demat, bonjour

Cet article (partie 1) pour présenter Michel Le Queffelec Kerlaziou, "pilote à Brest".

Il sera suivi de:

Partie 2: Pour démontrer que Michel et Joseph Le Queffelec sont de la même famille

Partie 3: Pour expliquer les liens familiaux avec les familles notables de la ville de Brest.

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Le pilotage:

Il est est rendu obligatoire en 1689 pour les vaisseaux français de plus de cent tonneaux et les étrangers entrant et sortant des ports de guerre.

En 1789, puis par un texte du 15 août 1792, l'Assemblée Législative fixe le nombre de pilotes dans chaque port français. Le décret napoléonien de Posen du 12 décembre 1806 reprend ces dispositions.

« Lorsqu’il y aura plusieurs stations, les pilotes devront porter dans la partie supérieure de leur voile et sur les deux côtés au-dessus de la bande du premier ris la lettre initiale du nom de leur station et les numéros qui leur seront indiqués. La même lettre et le même numéro seront inscrits à l’arrière de leur chaloupe »

« Les bateaux des pilotes portent dans leur voile une ancre peinte en noir d’un mètre de hauteur. »

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Michel Le Queffelec Kerlaziou commandait le Traversier La Légère, arrivée en Louisiane le 16 septembre 1720, avec le Vaisseau Le Profond de M. de Guermeur et 240 passagers pour assurer le peuplement Français de la Louisiane.

Nouvelle France en 1745

Lousiane en 1803

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Michel est le fils de Rolland Le Queffelec avocat à la Cour, sieur de Kerlaziou. et de Françoise ALLAIN.

Nous connaissons 5 enfants de cette famille:

Françoise Le Queffelec x Jean Nicolas COULLOC'H avocat à la cour, mariés le 27/11/1719 à Brest les Sept Saints:M Françoise Le Queffelec_Coulloch 27 novembre 1719 B7S_1

M Françoise Le Queffelec_Coulloch 27 novembre 1719 B7S_2

Françoise Le Queffelec dame de K/laziou est décédée à Brest Les 7 Saints le 18 septembre 1920:D Francoise Le Queffelec 18 septembre 1720 B7S

Jeanne Le Queffelec x Gabriel POULLAIN sieur de K/autret, mariés le 22/11/1718 à Brest les 7 Saints:M Jeanne Le Queffelec_Poullain 22 novembre 1718 B7S_1

M Jeanne Le Queffelec_Poullain 22 novembre 1718 B7S_2

Rolland Le Queffelec décédé à Logonna Quimerc'h au Guern, le 28/2/1683, son père Rolland est de Port-Launay

Michel Le Queffelec sieur de K/laziou, pilote, né vers 1688 à Port-Launay, décédé à la Nouvelle-Orléans (USA) le 3 septembre 1723

Joseph Le Queffelec, né vers 1697, parti avec Michel en Louisiane et décédé après son frère comme attesté en partie 2 de cet article

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Plan de l'article:

1) Michel Le Queffelec (1682 Port-launay - 1723 Nouvelle Orléans, USA)

2) Journal historique de l'établissement des Français à la Louisiane (1831)

3) Travels in the american colonies (1916)

4) Histoire de la fondation de la Nouvelle Orléans (1717-1722)

5) Compagnie de la Louisiane

6) Compagnie du Mississipi

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1) Michel Le Queffelec, (1682 Port-launay - 1723 Nouvelle Orléans, USA)

Présentation du rôle d'équipage du départ de Michel en Louisiane au début de la colonisation de cette province, in "minutes du notaire René-François Desbarres" notaire royal à La Rochelle.

Signature de Michel K/laziou Le Queffelec [Famille Port-Launay]:

Signature

Comparution de Michel K/laziou Le Queffelec le 2 mars 1720:

Il a 32 ans, est originaire de Port-Launay près de Brest, sera "maistre du dit Traversier La Légère", sa solde est de 80 livres/mois, il a reçu 6 mois d'appointements en avance, il s'engage pour 2 ans

comparution de K laziou queffelec

Signature de Joseph Queffelec [Famille Port Launay] :

Signature de Joseph Queffelec

Comparution de Joseph Queffelec le 13 avril 1720:

Il a 23 ans, est originaire de Brest, sera "contre maistre et pilote", sa solde est de 30 livres/mois,  il a reçu 6 mois d'appointements en avance, il s'engage pour 2 ans

comparution de joseph queffelec

Le rôle d'équipage par acte notarié du 20 avril 1720:

Résumé:

Rôle des engagés auprès de messieurs de la Compagnie royale des Indes, pour la servir sur leur traversier la Légère, commandé par Klazion Le Queffelec, au pays de la Louisiane, y naviguer de port en port, pendant 2 années : le 2 mars, 1 Klaziou Le Queffelec, natif de Port Launay proche de Brest, 32 ans, en qualité de maître dudit traversier ; 2 Jean Lemanach, natif de Douarnenez en Bretagne, en qualité de matelot ; le 16 mars, 3 [portant en marge la mention ''Néant pour estre sur la Subtile''] Pierre Nerien, natif de Bruges, en qualité de contremaître ; le 20 mars, 4 Jean Lemittes, natif de Morlaix en Bretagne, en qualité de matelot ; 5 François Leminter (s) **, natif de Morlaix, 48 ans, charpentier et calfat ; le 13 avril, 6 Joseph Queffelec, natif de Brest, 23 ans, contremaître et pilote ; le 16 avril, 7 Jean Spellant (s) ***, de Recouvrance, en qualité de matelot ; ; 8 Jean Galeine (ou Galline), natif de La Tremblade, avec l'agrément de son père Jean Galeine, en qualité de matelot ; le 17 avril, 9 François Peres, natif de Bayonne, en qualité de matelot ; le 18 avril, 10 ''... Au sujet que le nommé Jean Galliene (Galeine) a este congedié pour le remplacer a comparu'' : Germain Vocanu (s) ****, natif de Vimoutiers, 30 ans, matelot ; 11 ''... Au subjet que ledit François Peres a dezerté a comparu pour le remplacer'' : Jean Menis, natif de Waterford, en Irlande, 20 ans, matelot.

FRAD01702_3E592_0083_L

 

FRAD01702_3E592_0084_L

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 2) Journal historique de l'établissement des Français à la Louisiane

 

journal historique peuplement de la louisiane 1831_1

journal historique peuplement de la louisiane 1831_3

Dont extract citant l'arrivée du Traversier La Légère de Monsieur de Kerlaziou:

 

journal historique peuplement de la louisiane 1831_2

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3) Travels in the american colonies (1916)

 

EDITED UNDER THE AUSPICES OF THE NATIONAL SOCIETY OF THE COLONIAL DAMES OF AMERICA BY NEWTON D. MERENESS

THE MACMILLAN COMPANY 1916

 

JOURNAL OF DIRON D ARTAGUIETTE

 

Sept. 15. All the past night patrol was sounded, a work man of the company having informed M. Bienville 
that a party was being formed to desert. They say that he even named the leaders.
They were intending to seize the pirogues and boats and go to the lower end of the river and take the
passenger-boat of Kerlaziou. The same day at noon there arrived a passenger-boat, commanded by du Clos.
It was loaded with goods for the company.

Nov. 12. We have learned from Fort Louis that Kerlazious, captain of a passenger-boat, who had come down
to pilot the vessel L Avanturier out of the Mississipy, and of whom we speak in the Journal of September, had gone to
Fort Louis where he had loaded with flour and other things to carry to Mobille for the company ; that Sr. Boispinel,
engineer, had embarked upon it, with all his effects, that this brigantine, having arrived in the Mobile Bay was invested
by thirty armed men, among whom were twelve habitants and the rest soldiers, sailors or convicts, who took
possession of the brigantine, and as Kerlazious threatened them, they put him on shore after having maltreated him
severely, and themselves set sail.

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 4) Histoire de la fondation de la Nouvelle Orléans (1717-1722)

 

 

Histoire de la fondation de la nouvelle orléans_0

 

 

Histoire de la fondation de la nouvelle orléans_1

Histoire de la fondation de la nouvelle orléans_2

Histoire de la fondation de la nouvelle orléans_3

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Histoire de la fondation de la nouvelle orléans_14

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5) Compagnie de la Louisiane

La Compagnie de la Louisiane a été fondée par des lettres patentes royales du 14 septembre 1712 ayant pour 15 ans accordé au financier Antoine Crozat le monopole de l'exploitation de la Louisiane.

Le territoire avait auparavant été exploré en 1684 par Cavelier de la Salle et vraiment découvert par l'explorateur Le Moyne d'Iberville en 1697, tous deux partis du Québec. Un premier voyage avait été organisé en 1698.

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6) Compagnie du Mississippi

La Compagnie du Mississipi est l'une des premières actions cotées à la Bourse de Paris, qui n'était encore qu'un rassemblement de négociants rue Quincampoix au XVIIIe siècle.

Historique: en août 1717, l'homme d'affaires écossais John Law a pris le contrôle de la Mississippi Company fondée en 1684 et l'a rebaptisée la Compagnie d'Occident (ou Compagnie du Mississippi). Son objectif initial était de faire commerce avec les colonies françaises en Amérique du Nord, qui comprenait une grande partie du bassin de la rivière Mississippi et la colonie française de la Louisiane.

Comme il a acheté le contrôle de la société, il a bénéficié d'un monopole de 25 ans du gouvernement français sur le commerce avec les Antilles et l'Amérique du Nord. En 1719, la société a acquis la Compagnie des Indes orientales, la Compagnie de Chine et d'autres sociétés de commerce françaises et devient la Compagnie des Indes (perpétuelle ou la Compagnie des Indes). En 1720, elle a acquis la Banque Royale, qui a été fondée par John Law comme la Banque Générale en 1716.

John Law a exagéré la richesse de la Louisiane avec un procédé efficace de mise en marché, ce qui a conduit à la bulle spéculative sur les actions de la société en 1719, favorisée par l'émission excessive de papier-monnaie par la Banque générale. Son cours a flambé en raison des espoirs de voir se développer les colonies françaises en Louisiane, une cinquantaine d'années avant le début de la conquête de l'Ouest. La Louisiane n'était pas seulement l'État américain actuel, mais toutes les terres à l'Ouest des Appalaches, des grands lacs au Golfe du Mexique, reliées par les formidables voies de communication du bassin du Mississippi. C'était l'époque de l'expansion territoriale de Saint-Domingue, de loin la partie la plus rentable du royaume de France, grâce à la culture du sucre.

Le cours des actions est passé de 500 à 15 000 livres, mais dès l'été 1720, il y a eu une soudaine perte de confiance. À la fin de 1720, le Régent Philippe d'Orléans a démis Law, qui s'est ensuite enfui de la France. Le prix était de retour à 500 livres en 1721.

La société a demandé la protection de la faillite en 1721. Elle a été réorganisée et ouverte pour les entreprises en 1722. En 1723, Louis XV lui a accordé de vrais privilèges. Parmi ceux-ci, il y avait le monopole de la vente de tabac et de café et le droit d'organiser des loteries nationales. La compagnie pourrait de nouveau exploiter les marchés des capitaux et mobiliser des capitaux par l'émission d'actions et d'obligations.

De 1726 à 1746, la société a prospéré à partir de son commerce extérieur et des affaires intérieures. Elle fait la richesse des villes portuaires car elle était exploitée à partir de Bordeaux, Nantes, Marseille, et, en particulier, son port d'attache de Lorient (initialement appelé L'Orient). Au cours de cette période, la compagnie a perdu ses droits de négociation pour l'hémisphère occidental tout en conservant les échanges commerciaux avec l'est et pouvait prospérer de cette activité. Ses principaux produits de commerce au cours de la période ont été la porcelaine, le papier peint, la laque et le thé en provenance de Chine, le coton et la soie, tissu en provenance de la Chine et de l'Inde, le café de Moka, au Yémen, le poivre de Mahé (Inde du Sud), l'or, l'ivoire et des esclaves de l'Afrique de l'Ouest.

Après 1746, les politiques économiques du gouvernement français ont commencé à mettre à mal la Société, et la guerre de Sept Ans (1756-1763) la pousse à de lourdes pertes. En février 1770, un décret est nécessaire pour transférer de la Société à l'État l'ensemble de ses propriétés, avoirs et droits, évalués à seulement 30 millions de livres, tandis que le Roi accepte de payer la totalité de la dette et des obligations. La société a été officiellement dissoute en 1770, bien que sa liquidation traînera jusque vers les années 1790.

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