D'ar Merc'her unnek a viz Du 2015

Demat d'an holl

Ce complément m'a été adressé par ses collègues et amis de travail.

Un grand merci

Yves Queffelec

 

Photo d'identité de François Queffelec en date du 9 mars 1962, il a 28 ans:

DSCN3041

 

Années 90:

Portrait

 

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Plan de l'article:

1) Lignée patri-linéaire

2) Biographie succinte de François

3) Article de François Queffelec du 26/5/1968

4) Article de François Queffelec du 13/5/1963

5) Article de François Queffelec du 14/5/1963

6) Articles de Faits Divers

7) Les grilles de "Nobody"

8) Articles de Raoul LAMBERT et de Henri ROZES "Hommage à François Queffelec"

9) Acte état-civil

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1) Lignée patri-linéaire

Légende: ° = naissance, x = mariage, + = décès, # = date approximative

 

François x Mirelle Jacqueline PENOCHET xx Anne Maria CASTILLO DE LA BILLA BLANCA (° 19/1/1934 à Brest, x 21/4/1960 à Toulouse, xx17/11/1973 à Saint-Sauveur (31) + 17/3/1998 à Béziers) d'où 2 enfants fils de:

Pierre Jean Queffelec x Madeleine Marie Thérèse LE ROUX (° 1/4/1901 à Williers Ardennes, x 12/9/1929 à Châteauneuf du Faou, + 11/6/1935 à Bernay Eure, croix de guerre, capitaine de la garde républicaine mobile) d'où 6 enfants, fils de:

Yves Germain Queffelec x Marie Berthe LE CLERE (° 28/3/1873 à Laz Pont Pol, x 29/10/1898 à Williers Ardennes, + 5/11/1929 à Châteauneuf du Faou, maréchal des logis de gendarmerie) d'où 4 enfants, fils de:

Jean-Marie Quefelec x Marie Anne PRIGENT (° 11/1/1829 à Commana K/ohant bras, x 8/1/1858 à Laz, + 1/10/1908 à Châteauneuf du Faou Pont Pol, cabaretier) d'où 8 enfants, fils de:

Yves Quefelec x Marie Louise QUEMENER (° 22/2/1792 à Commana, x 5/2/1813 à Commana, + 6/11/1857 à Loqueffret Run a moïc, couvreur en ardoises) d'où 14 enfants, fils de:

Alain Quefelec x Jeanne LE MENN (° # 1748 à Guimiliau, x 29/1/1781 à Commana, + 18/3/1826 à Commana K/ohent) d'où 9 enfants, fils de:

Marc Quefelec x Marguerite MESSAGER (° 4/2/1709 à St Thegonnec, x 7/5/1738 à St Thegonnec, + 18/5/1759 à Guimiliau K/oual) d'où 8 enfants, fils de:

François Queffelec x Anne MADEC (° 12/2/1674 à St Thegonnec, x 13/2/1708 à St Thegonnec, + 6/3/1738 à St Thegonnec K/herve) d'où 7 enfants, fils de:

Hervé Queffelec x Marie LE QUEGUINER (° # 1635, x # 1660, + 24/12/1708 St THegonnec Herlan) d'où 8 enfants, fils de:

Yves Queffelec x Isabelle ROLLAND ou RANNOU (° # 1615, x # 1635, + 10/4/1680 à St Thegonnec Rimpiriou) d'où au moins 1 fils, fils de:

? x ?

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2) Biographie succinte de François:

 

François a fait le Prytanée militaire de La Flèche, collège prestigieux pour enfants de troupe.

Extrait Wiki:

Le Prytanée national militaire est l’un des six lycées de la Défense français. Cette école est située à La Flèche dans le département de la Sarthe dans la région des Pays de la Loire, aux confins du Maine, de l’Anjou et de la Touraine.

À l'origine, l'institution fondée en 1604 par le roi Henri IV est confiée aux jésuites dans le but d’« instruire la jeunesse et la rendre amoureuse des sciences, de l’honneur et de la vertu, pour être capable de servir au public », elle est devenue au fil du temps le Prytanée voulu par Napoléon en 1800 et installé à La Flèche en 1808, et ensuite le Prytanée national militaire.

 

Passionné de Cinéma il a passé avec succès le concours d'entrée à L'IDHEC.

Extrait Wiki:

L'Institut des hautes études cinématographiques (généralement désigné par l'acronyme IDHEC) était une école française de cinéma, basée à Paris, devenue La Fémis en 1988. L'IDHEC dispensait un enseignement spécialisé dans les métiers du cinéma (réalisation-production-régie, prise de vues, montage-script, son, architecture-décoration, etc.) qui s'étendait sur un cycle de trois ans (une année de préparation au concours d'entrée dirigée par Henri Agel au Lycée Voltaire, puis deux années à l'Institut). L'IDHEC fut fondé fin 1943 par Marcel L'Herbier.

En 1986 l'IDHEC a connu une fusion/absorption avec la Fondation européenne pour les métiers de l'image et du son (Fémis) qui lui a succédé, devenue aujourd'hui l'École nationale supérieure des métiers de l’image et du son.De 1944 à 1988, l'IDHEC a formé 41 promotions et 1 439 professionnels du cinéma, 873 français et 566 étrangers.

 

Il débuta une carrière dans le cinéma comme assistant de metteur en scène, il tourna par exemple un film avec Brigitte Bardot.

Malheureusement il lui advint des douleurs à un oeil et le médecin préconisa l'arrêt immédiat de ce métier qui sollicitait fortement les yeux lors de l'analyse des prises de vue.

Il fallut finalement énucléer François qui se trouva ainsi défiguré vers l'age de 25 ans.

Il s'engagea alors comme marin pêcheur un à deux ans au Guilvinec puis un concours de circonstance l'amena à Toulouse où il se maria en 1960.

Parfaitement bilingue Français et Anglais et diplômé de l'IDHEC, il trouva un emploi de journaliste à La Dépêche.

Il y travailla de 1963 à 1998.

Il écrivit des articles de fond tout d'abord, couvra également des faits divers, fit de la correction et bons à tirer.

Remarquable en mots croisés, le rédacteur en chef lui confia au début des années 90 à concevoir les grilles du dimanche.

Devenu "anonyme" en comparaison à son métier d'origine, il se plut à signer ses grilles du pseudonyme "NOBODY".

En 1998, très malade, il partit se soigner chez sa soeur à Agde.

Il mourut à Béziers le 17 mars 1998.

 

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3) Article de François Queffelec du 26/5/1968:

Des drapeaux noirs au Capitole . DDM:

Manif 1968

Huit mille manifestants occupent le Capitole:

L’interdiction faite à Daniel Cohn-Bendit de réintégrer le territoire français très diversement commentée avait été interprétée par beaucoup d’étudiants comme une provocation. Selon eux, le pouvoir voulait les conduire à de nouvelles violences afin de les séparer des mouvements ouvriers et paysans. C’est donc afin de bien démontrer l’unité existant entre tous les travailleurs, intellectuels et manuels que le « Mouvement du 25 avril » et « Université critique de Toulouse », section sciences, avaient décidé une manifestation à laquelle ils invitaient tous ceux qui se sentaient de cœur avec eux.
Parfois considérés comme des irresponsables, littéraires et scientifiques reçurent l’appui officiel de la FEN, de la CFDT, du PSU et du SGEN, cependant que les militants de FO, de la CGT, du SNE Sup, du Centre national des jeunes agriculteurs et de la CNT, de la Convention des institutions républicaines et de l’UGCS se joignaient à eux. La CGT et l’AGET-UNEF s’étaient désolidarisées de la manifestation, invitant les ouvriers et étudiants à se réunir, ce matin samedi, devant la Bourse du travail.
Primitivement, deux rassemblements avaient été prévus, l’un à 16 heures, place du Salin, l’autre à 17 heures, place du Capitole. Finalement, les littéraires décidèrent d’aller, eux aussi, place du Salin et rarement vit-on tant de jeunes piétons emprunter les rues des Lois, Saint-Rome, des Changes et Pharaon.
A 16 h 15, il n’était plus possible de circuler entre la place Saint-Michel et la rue du Languedoc. Le service d’ordre était déjà en place afin de prévenir les possibles débordements de toute cette jeunesse qui commençait à s’impatienter. A 16 h 40, on évaluait à environ trois mille cinq cents le nombre de composants du cortège qui s’ébranla avec, à sa tête, les comités de gestion tripartites de la Faculté des lettres et de Rangueil et des dirigeants syndicaux.

Drapeaux rouges et noirs en tête, étudiants, professeurs, ouvriers et paysans défilent de la place du Salin à la mairie

Des deux côtés de la rue, des chaînes s’étaient formées, ce qui n’empêcha pas de nombreux Toulousains massés sur les trottoirs de se joindre au mouvement. Les slogans, repris tout au long du parcours, étaient « Le pouvoir aux ouvriers », « Parlement bidon », « Cohn-Bendit en France », « Pas de frontières, on s’en f… », « De Gaulle à l’usine » et « Nous sommes des irresponsables ».
En bénéficiant toujours d’adhésions spontanées, ils furent bientôt huit mille « irresponsables » qui, portant des drapeaux noirs et des drapeaux rouges arrivent avec leurs banderoles à l’angle de la rue Lapeyrouse.
On croyait que le cortège continuerait tout droit. Et quand on le vit tourner à droite vers le square Wilson, les innombrables photographes professionnels et amateurs qui avaient pris place aux balcons et aux fenêtres durent dégringoler en hâte de leurs perchoirs pour aller en chercher d’autres mieux placés. Square Wilson, des « tuyaux » couraient : « Ils vont aux allées Jean-Jaurès protester devant l’ORTF parce qu’on n’a vu que Pompidou et le préfet de police au journal télévisé de ce midi »…
«Ils » n’allèrent pas aux allées Jean-Jaurès et se contentèrent de contourner le square dans le sens giratoire. Pendant ce temps, la file se scindait par le milieu et la « queue » se poursuivait rue d’Alsace vers la rue de Rémusat. Et ce qui devait arriver arriva : au moment où la tête atteignait le milieu de la rue Lafayette, le second tronçon n’avait pas fini de passer. Entre les deux, des voitures dont les conducteurs commençaient à avoir des sueurs. C’est là que l’on vit combien un service d’ordre peut être efficace. En deux temps, trois mouvements, un passage fut fait et les automobilistes purent aller vers leur destination.
Place du Capitole, entre les rues Gambetta et Saint-Rome, un groupe important de lycéens et d’élèves de préparation aux grandes écoles attendait pour se joindre au mouvement qui, criant « Toulousains, avec nous ! » parvenait enfin à la porte du Capitole, but de son périple.
Pendant que la place, presque désertée par les voitures, était envahie par la foule, une délégation comprenant Mme Mathis (comité tripartite des sciences), MM. Kayser et Sol, pour les professeurs ; Escaffe, Mercadier et Pignes pour les étudiants (comité tripartite des lettres), Gorsse (FEN), Loubet, Dubois et Sakkiroff (CFDT) se présentait aux représentants du personnel de la mairie en grève qui la conduisait jusqu’à M. Bazerque auquel était soumise une motion demandant entre autres la reconnaissance de l’université autonome, la solidarité de la municipalité avec les travailleurs, un fonds d’aide aux grévistes, etc. Il y était aussi question du retour en France de Cohn-Bendit.

Le maire, M. Bazerque, apparaît au balcon. La foule entre dans le Capitole en chantant « L’Internationale »

Tandis que l’on parlementait à l’intérieur, dehors on commençait à s’impatienter. Une diversion vint alors occuper tout le monde. Des manifestants ayant accroché deux drapeaux, un rouge et un noir, aux grilles des fenêtres basses du bâtiment, un barbu fumeur de pipe jugea qu’ils n’étaient pas leur place à cet endroit. Il entreprit donc, sous les regards sceptiques, d’escalader la façade du Capitole et y parvint avec une remarquable agilité tout en continuant à tirer sur sa bouffarde. Parvenu au balcon, il installa les deux drapeaux dans l’étui prévu pour en recevoir généralement un autre. Puis, il redescendit, sous les ovations et par les mêmes moyens et l’impatience se fit sentir de nouveau.
Lorsque s’ouvrirent les portes-fenêtres donnant sur le balcon, livrant passage à M. Bazerque, entouré de la délégation, on devint soudain attentif, mais des « chut » réitérés ne parvinrent pas à faire taire ceux qui voulaient à tout prix crier quelque chose. Ce fut donc dans un brouhaha continuel que M. le maire de Toulouse donna son accord à la motion qui lui avait été présentée et réprouva les brutalités policières, espérant que l’on ne verrait jamais à Toulouse ce qui se passe au Quartier latin.
Le président du comité de grève des employés municipaux annonça ensuite que, une heure plus tôt, ceux-ci avaient affirmé, en assemblée extraordinaire, leur solidarité avec les étudiants auxquels ils ouvraient les portes du Capitole en leur demandant de protéger les installations dont ils prenaient ainsi la responsabilité.
A 18 h 10, les portes s’ouvrirent donc et, entre une double haie formée par le service d’ordre, la foule qui chantait « L’Internationale » pénétrait dans l’illustre bâtiment et s’installait dans la cour pour entendre un nouveau communiqué de la mairie, lu par M. Kayser, et une allocution prononcée par un ouvrier CFDT de Sud Aviation.
Des amplificateurs avaient été disposés afin que tous puissent entendre l’allocution radiodiffusée du chef de l’Etat, mais il ne fut pas possible de les faire fonctionner et ceux qui étaient encore là à 20 heures s’attroupèrent autour de quelques transistors. La nuit commençait à tomber, la faim se faisait pressante, petit à petit, le Capitole se vida, sans bruit, sans anicroche.
On n’avait pas aperçu l’ombre d’un uniforme.

François Queffélec

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4) Article de François Queffelec du 13/5/1963:

1963 le 13 mai_1

1963 le 13 mai_2

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5) Article de François Queffelec du 14/5/1963:

1963 le 14 mai_1

1963 le 14 mai_2

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6) Articles de Faits Divers:

 

Article du 21 novembre 1973:

DSCN3040

 

 

Article du 4 février 1974:

DSCN3038

 

 

Article du 8 avril 1974:

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7) Les grilles de "Nobody":

 

François Queffelec était l'un des rares à pouvoir faire les mots croisés du Canard Enchaîné.

Dans les années 90, le rédacteur en chef lui a demandé de réaliser pour La Dépêche des grilles du journal du dimanche, en voici deux.

 

17 décembre 1995:

DSCN3036

 

3 décembre 1995:

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8) Articles de Raoul LAMBERT et de Henri ROZES "Hommage à François Queffelec":

Eloge_1

Eloge_2

Eloge_3

 

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9) Acte d'état-civil:

Décès François Queffelec

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