D'ar Sadorn daouzek a viz Kerzu 2015.

Demat d'an holl,

Cet article pour présenter Yves Queffelec, un jeune mousse en apprentissage à Marseille, sur la Goëlette Ondine.

Ce mousse a vécu une aventure peu ordinaire puisque son bateau de pêche a été coulé en 1917 au large de l'Espagne par le sous-marin allemand U-Boot 34.

 

 

On imagine la peur au ventre des membres de l'équipage, qui fort heureusement n'a pas été massacré lors de l'abordage.

Ils ont su revenir sur terre tous sains et saufs sur une frêle embarcation...

Une goëlette de pêche avec son embarcation à la traîne:

 Goëlette de pêche

 

Unterseeboot  ou U-9 introduit en 1908:

L'U-34 qui a attaqué la goëlette Ondine, a quant à lui, a été mis en service le 5 octobre 1914.

Il disparut en mer le 18 octobre 1918.

U-Boote 9

 

Je n'ai pas, pour l'instant, su déterminer avec certitude la famille d'origine de ce jeune Yves Queffelec originaire du Pays de Quimper.

 

Cher lecteur, si vous pouvez m'orienter pour retrouver des informations plus précises sur l'équipage de la goëlette Ondine, appelez moi au Tél 0628397788 ou écrivez moi à yves.lequeffelec@cegetel.net

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Ci-après le texte de référence issu du Forum Pages 14-18, posté le 11 janvier 2010 par "Olivier12":

ONDINE, Goélette construite en 1895 à Saint Malo, immatriculée à Saint Malo n° 2532. 84 tx JB  43 tx JN 

En 1914 Armée à Saint Malo par la Société « Morue Française et Sécheries de Fécamp » , pour la pêche à la morue, avec sécherie, sur la zone de Terre-Neuve. Les officiers sont alors: 

RENAULT Louis  CC  Capitaine  né le 24/11/77 à Pleurtuit, inscrit à Saint Malo
GERMAIN Jean-Marie Second    né le 17/09/65 à Minihic, inscrit à Saint Malo
LHOTELLIER Jean-B. Lieutenant né le 13/10/74 à Minihic, inscrit à Saint-Malo


En 1917 Armée par Camille TORT et Jacques DEVILLE à Marseille. L’équipage comporte alors (personnel interrogé par la commission d’enquête) 

RAYMOND Victor CLC Capitaine inscrit à Cancale
VADGOUT Paul Second     inscrit à Bordeaux
LONCLE François   Matelot     inscrit à Dinan
URVOY   Jean         Matelot     inscrit à Saint-Malo
DUPRAT Edgar       Novice      inscrit à Bordeaux
QUEFFELEC Yves  Mousse  inscrit à Quimper

La perte d’ONDINE, rapport du capitaine Raymond 

Le 12 Juillet 1917 à 05h45, ONDINE se trouve à 3 milles au nord du phare de San-Antonio (nota : à hauteur du canal d’Ibiza)

Petite brise de sud. A 06h00, je fais virer de bord et affaler la grand voile afin de remplacer la drisse qui est en très mauvais état. Le travail est commencé depuis cinq minutes lorsqu’un sous-marin est aperçu en surface, à 1 mille environ, venant de la terre et faisant route sur nous.

L’alerte est donnée et l’embarcation mise à la mer. Les papiers confidentiels donnés par Marine Marseille sont brûlés.

A 06h15, le sous-marin s’approche d’ONDINE et fait signe à l’embarcation, qui s’est éloignée du bord entre temps, de venir l’accoster. 

Un sous-officier, armé d’un revolver et d’une hache d’abordage, et deux marins porteurs d’une bombe se font conduire sur la goélette. Les marins placent la bombe sous la coque, au milieu du navire, en se servant de la drisse de pavillon et de trois clapets de la pompe de cale. La promptitude de l’opération montre qu’ils ont une bonne expérience.  Ils prennent savon, tabac, biscuits, huile, graisse, mais oublient, ne les ayant pas trouvés, pâtes alimentaires, conserves et pétrole qui étaient cachés dans une cabine. Le sous-marin se tient à une vingtaine de mètres et un premier chargement y est transporté. De retour sur ONDINE, le sous-officier descend cette fois dans la chambre, prend un sac et le remplit de pommes de terre. Il prend aussi le sucre et le thé. Ce pillage dure de 06h15 à 07h05.

Puis un marin allume la mèche lente et l’embarcation revient au sous-marin sur lequel les vivres sont chargés. Le commandant nous demande alors de nous éloigner. 

La bombe explose cinq minutes plus tard. ONDINE se couche sur bâbord et coule par l’avant à 07h18. 

Avec notre canot, nous faisons route grand largue vers la côte, tandis que le sous-marin s’éloigne vers le NE. Le mer se creuse et le vent fraîchit. Nous sommes entrés à 12h15 dans le port de Gandia.  Après interrogatoire, le commandant du port de Gandia nous a confiés à l’agent consulaire de France, le docteur Emilio FERRER-BOIX qui, dans cette circonstance, nous a procuré secours et bien-être avec un dévouement digne d’éloges. 

Description du sous-marin 50 à 60 m de longueur, 1 canon de 90 mm sur l’avant. Ce sous-marin n’avait pas d’embarcation et a été obligé d’utiliser la notre. Pas de pavillon ni de numéro. Peinture neuve et pas une tache de rouille sur la coque. Ce sous-marin, vu la route qu’il suivait, devait sortir d’un port espagnol pas éloigné. 

Le sous-marin attaquant C’était l’U 34 du KL Johannes KLASING. Il y a en fait peu de chances pour qu’il soit sorti d’un port espagnol. 

Toutefois, le renseignement donné par le capitaine Raymond est extrêmement intéressant car, par les positions qu’il donne, il confirme que ce sous-marin se mettait en attente à l’intérieur des eaux territoriales espagnoles (pays neutre). Il guettait ses proies en toute sécurité, sur une route très fréquentée.

Or nous avons déjà rencontré ce sous-marin U 34, sous les ordres de Wilhelm CANARIS quelques mois plus tard, attaquant le VILLE DE VERDUN depuis les eaux espagnoles (voir fiche de ce navire). C’était donc bien une pratique courante et les commandants devaient se donner le mot… 

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