D'al Lun seizh warn ugent a viz Meurzh 2017

Demat d'an holl

 

Cet article pour présenter Pierre Jean Quevelec arrivé au Corps le 7 juillet 1807, mineur, agé de 19 ans, orphelin de père et mère.

Sa famille est pauvre, il est issu d'une fratrie de 10 enfants dont 7 mourront en bas age, une soeur ainée Marie-Yvonne mourra également à 17 ans.

Seuls deux de ces dix enfants atteindront l'age adulte, Pierre-Jean et sa soeur Marie-Anne.

Pierre-Jean fait la Campagne d'Espagne, fusilier au sein du 43ème de Ligne.

Il est fait prisonnier le 8 décembre 1810 à Ronda (entre Séville et Gibraltar).

Les Espagnols le gardent durant 4 années.

Il est libéré le 22 octobre 1814.

Il intègre ensuite le 40ème de Ligne dès le 9 janvier 1815.

Pierre-Jean revient à Lennon où sa soeur Marie-Anne épouse LE DALL s'est établie.

Il revient certainement blessé car il meurt presque aussitôt le 24 mai 1818 à Ty ruel en Lennon.

 

Youenn Ar C'heveleg - YAC'H

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Plan de l'article:

1) Lignée patri-linéaire

2) Registres du Corps d'Armée, le 43ème de Ligne

3) La Campagne d'Espagne du 43ème de Ligne

4) Photos: drapeau, carte, tenue des fusiliers

 

Pour en savoir plus sur le blog lire:      Liste des articles du blog Queffelec a-drak

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1) Lignée patri-linéaire

 

Légende: ° = naissance, x = mariage, + = décès, # = date approximative

 

Pierre Jean Quevelec (° 15/3/1788 au bourg de Pleyben, x célibataire, + 24/5/1818 à Tyruel en Lennon, fusilier d'Infanterie de Ligne sous Napoléon) fils de:

Pierre Quevelec x Catherine LE NORMANT xx Anne FILY (° 29/2/1744 à K/vern en Pleyben, x 14/1/1765 à Pleyben, xx 23/10/1780 à Pleyben, + Pierre 23/1/1792 à Pleyben) d'où 10 enfants, fils de:

Jean Quevelec x Marie SALAUN (° # 1701 à Pleyben, x 22/1/1739 à Pleyben, + Marie 30/9/1789 au bourg de Pleyben, + Jean 19/9/1771 à Saint-Ronan en Quimper) d'où 8 enfants, fils de:

Pezron x Louise KERRIEN (° ?, x 15/6/1701 à Pleyben, + 20/10/1742 à Pleyben), d'où 14 enfants, fils de:

Yves x Jeanne LE GOFF (° #1650, x 11/6/1676 à Pleyben, + 20/1/1707 à Pleyben/K/gogan), d'où 2 enfants au moins, fils de:

? x ?

 

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2) Registres du Corps d'Armée, le 43ème de Ligne

 

Matricule 5319

Jean-Pierre QUEVELEC

Fils de feu Pierre QUEVELEC et feue Marie-Anne FILLY

Né en 1788 à Pleyben, garçon mineur

Taille 1, 56 m, yeux gris

Arrivé au corps le 7/1/1807

Affecté comme fusilier au 3ème Bataillon, 1ère Compagnie

Fait prisonnier à Ronda (Espagne) du 8/12/1810 au 22/10/1814

Passé au 40ème Régiment de Ligne le 9 janvier 1815

 

Jean-Pierre Quevelec_1

Jean-Pierre Quevelec

 

Jean-Pierre Quevelec_2

Jean-Pierre Quevelec_3

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3) La Campagne d'Espagne du 43ème de Ligne

 

 

La campagne d'Espagne, 1808-1813 (Source: Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien)

Le 18 juillet soir, arrivés à Ploërmel, les bataillons reçoivent l'ordre de se rendre à Bayonne.

Le 1er août, le régiment y campe à l'extérieur des fortifications .Le lendemain, deux compagnies d'élite du 3e bataillon se dirigent vers Fontarrabie pour y renforcer la garnison, menacée par la flotte anglaise.

Le 5 août, le 43 franchit les Pyrénées avec la 2e brigade de la division de réserve. Il renforce l'armée d'Espagne commandée par Napoléon lui-même, dont le but est d'écraser les Espagnols après les capitulations françaises de Baylen et Cintra.
Suivant les prescriptions d'un décret du 18 février 1808, le 43 est alors formé de cinq bataillons. Chaque compagnie se compose, en principe, de 140 hommes, chiffre rarement atteint, appliqué lors du séjour du régiment à Bayonne. Le 5e bataillon forme dépôt dans un premier temps à Paris puis à Boulogne. Le reste du régiment forme, avec le 51e, la brigade Godinot qui se trouve le 7août à Vittoria en Espagne. Le 16 août, le régiment se porte sur Bilbao alors en pleine émeute. Les Espagnols viennent à la rencontre des Français à deux kilomètres de la ville et sont écrasés dans un combat court mais violent où ils perdent 1.200 hommes.

Dès lors, le 43 est incorporé avec sa brigade dans la division de réserve commandée par le général Dessoles et rattachée au 6e corps de Ney. Le 25 août 1808, les deux premiers bataillons du régiment se trouvent à Vittoria avec l'état-major. Ils comprennent 37 officiers et 1.173 sous-officiers et hommes. Le 3e bataillon, fort de cinq officiers et 491 hommes, constitue un deuxième dépôt à Bayonne. Le 4e bataillon, d'un effectif de quatorze officiers et 578 hommes, est d'abord intégré dans une division chargée de renforcer l'armée de Junot au Portugal. Mais, à la suite de sa capitulation, cette division part pendant trois mois entre Bilbao et Tolosa. Puis le 4e bataillon rejoint les deux premiers .Pendant ces trois mois, trois des quatorze officiers sont mis hors de combat au cours d'opérations de guérilla. Le 15 novembre, les effectifs du régiment sont de 2.890 dont 55 officiers et 2.077 sous-officiers et hommes de troupe effectivement présents au front.

Le 5 novembre, Napoléon arrive en Espagne. Le10, l'armée française se met en marche. Le 13, le 6e corps de Ney, dont ait partie le 43, commence les opérations. Sa mission consiste à se porter sur les arrières de la droite ennemie. Mais Ney, une fois isolé sur les arrières ennemis, n'ose exécuter sa mission. Bien qu'écrasés par Napoléon, les Espagnols peuvent ainsi s'échapper car le 6e corps n'est pas là pour leur couper la  route. Le 43 ne tire donc aucun coup de fusil dans cette partie de la campagne.

A Madrid le 6 janvier 1809, il est, avec la division Dessoles, placé directement à la disposition du roi Joseph. En juillet 1809. le 43 est dispersé dans toute l'Espagne : à Madrid se trouvent l'état-major et le 1er bataillon. le second est détaché à Buyrrago au centre de la chaîne de Guadarama, le troisième forme dépôt à Aguilar del Campo dans la province de Samander Quand au 4e, il est réparti en petits détachements de 25 à 30 hommes éparpillés un peu partout. Pendant toute l'année, le 43 participe à des actions de contre-guérilla dans ces régions d'abord, puis à Ségovie en fin d'année. Le seul fait marquant de cette opération est la participation du régiment à la bataille d'Ocana en novembre où, cantonné  la garde des ponts en arrière du champ de bataille, il n'y joue qu'un rôle passif. La contre-guérilla menée par le 43 est incessante mais ne donne lieu qu'à un petit nombre de rencontres.
Ainsi pour toute l'année 1809, n'y a-t-il qu'un seul officier tué et deux blessés.Dans les derniers jours de décembre1809, le 43 reçoit l'ordre de se rendre à Madrid. L'effectif du régiment est de 2.404 dont 44 officiers, et 1.661 sous-officiers et hommes présents.

Le 20 janvier 1810, une expédition s'engage pour occuper le sud de l'Espagne alors aux mains des insurgés. Le 43 prend part à quelques combats dans la Sierra Morena, où il déplore une vingtaine de tués et blessés. Il reste sur place pour garder !es défiIés de cette montagne jusqu'au Guadalquivir pendant que l'armée française descend sur Jaën et Cordoue. A mesure que celle-ci avance, le 43 suit à distance.
Fin février, il se trouve réparti dans la région de Séville et Ronda. À la mi-mars, l'insurrection espagnole, un instant matée, se réveille brutalement. Le 43 qui assurait alors les communications entre Grenade et Séville, en occupant Ronda, Ecija et Osuma, se trouve donc isolé au milieu des guérilleros. Pendant deux ans, le régiment reste dans la même contrée, tenant de nombreux petits postes et luttant contre les bandes : son service consiste essentiellement en escortes de convois, surveillances de routes, raids punitifs contre quelques villages révoltés où la population civile, soutenue ça et là par quelques centaines de soldats espagnols réguliers, se soulève sporadiquement. Cette guerre de coups d'épingles n'est pas sans pertes. Pour la seule année 1810, le régiment perd cinq officiers dont trois morts. Les deux autres sont réformés. Au cours de la même période, neuf autres officiers sont blessés. En tenant compte de la proportion normale d'un officier pour dix-neuf sous-officiers et hommes, cela donne une idée approximative des pertes du 43 cette année-là.
Le 2 mai 1810, le régiment, détaché au 4e corps, passe sous les ordres du maréchal Soult, commandant en chef de l'armée du midi. La situation est officiellement régularisée le 7 octobre, où le 43 est versé à la 1ere division sous les ordres du général Lagrange, dans la 2e brigade commandée par le général Liger-Béhan. Les actions de contre-guérilla se poursuivent sans changement en 1811 dans la même région de Ronda, Osuma, Ecija. Le 27 février, le colonel Beaussin, qui commandait le régiment depuis 1807, est tué devant Ronda. Il était âgé de quarante ans seulement. Il est remplacé par le colonel Devez le 19 mai. Le 13 mai, le 4e bataillon, jusque-là à Bayonne, s'établit à Grenade.


Au 1er mai 1811, l'effectif total du régiment se monte à 3.041 hommes dont 71 officiers et 2.172 sous-officiers et soldats présents. Quarante hommes se trouvent détachés à Madrid et 210 détachés aux hôpitaux. Le reste occupe une foule de petits détachements épars dans la montagne. L'état-major du 43 se compose du colonel Devez, des chefs de bataillon Ferrand, Moncamps, Deschanges et Châtelain.


L'année 1811 est marquée par le blocus de Ronda où se trouvait le poste de commandement et le détachement principal du régiment. La garnison française était bloquée par un parti espagnol commandé par le marquis de Las Cuevas et fort de 4.000 hommes. Le sort de cette garnison donnait de vives inquiétudes; isolée et peuplée d'une population hostile, la petite ville de Ronda est un poste dangereux et fort difficile à garder. Le 19 juin, Ronda est débloquée par un corps de secours. Mais, dès le lendemain de leur départ, 18.000 Espagnols venus de Gibraltar reprennent le blocus. Un petit combat a lieu entre les bataillons du 43 et les insurgés qui se retirent laissant soixante tués alors que les Français n'ont qu'un tué et sept blessés. Le 17 juillet, plusieurs petits postes du 2e bataillon sont attaqués par une bande de trois cents Espagnols qui sont mis en déroute. Fin juillet, le régiment est relevé de ses postes autour de Ronda et, le 30, il marche sur Grenade. Le 43 prend part à une petite expédition menée avec succès jusqu'aux abords de la province de Murcie qui dure jusqu'à fin août avant de s'installer jusqu'à la mi-novembre dans la province d'Alméria aux environs de Motril où il se maintient en opérations constantes de contre-guérilla.

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4) Photos: drapeau, carte, tenue des fusiliers

 

Drapeau

 

Jean-Pierre Quevelec_5

Jean-Pierre Quevelec_6

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