D'ar Sadorn seizh warn ugent a viz Mezheven 2017

Demat d'an holl,

 

Cet article pour présenter Guillaume Le keffelec cultivateur à Lesren à l'ouest du bourg de Saint-Thois.

La pièce présentée est un courrier du Capitaine de La Tour d'Auvergne-Corret adressé le 1er juillet 1789 à M. Jeannic de Kervisal chargé des affaires du Marquis de la Jaille à Lesneven.

Ce courrier cite Guillaume Le Keffelec de Saint-Thois proposant une offre avantageuse pour l'acquisition de la portion des terres de Kernavilin appartenant au Capitaine de La Tour d'Auvergne-Corret.

Cette proposition est surprenante car le village de Lesren où réside Guillaume est à plus d'un kilomètre de ces terres. Pour y accéder il faut faire de plus le tour d'un mamelon.

Peut-être cherchait-il installer son fils Yves sur de meilleures terres...

Il ne fit pas affaire car Yves Le Queffelec décèdera en 1822 toujours à Lesren en Saint-Thois.

Bonne lecture

Youenn ar C'heveleg - Yac'h

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Plan de l'article:

1) Lignée patri-linéaire de Guillaume Le Queffelec (1735-1807)

2) La lettre de La Tour d'Auvergne du 1er juillet 1789

3) Cartes anciennes

4) Dictionnaire topographique d'Albert Deshayes

5) Photographies anciennes

6) Théopile Malo de La Tour d'Auvergne-Corret

 

Pour en savoir plus sur le blog lire: Liste des articles du blog Queffelec a-drak

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1) Lignée patri-linéaire de Guillaume Le Queffelec (1735-1807)

 

Légende: ° = naissance, x = mariage, + = décès, # = date approximative

 

Yves Le Queffelec x Marie-Yvonne LE DUIGOU fils de:

Guillaume Le Queffelec x Julienne GUEGUEN (° # 1735, x 18/2/1756 à St Thois, + 26/4/1807 à St Thois Lesren) d'où 6 enfants, fils de:

Jean Le Queffelec x Catherine LE CAUGANT (° # 1702, x 6/7/1730 à Gouezec, + 27/2/1777 à St Thois K/logan) d'où 7 enfants, fils de :

Guillaume Le Queffelec x Catherine LE SEAC'H xx Anne LE GOURLAY (° 17/3/1664 à Pleyben, x 29/9/1687 à Pleyben, xx # 1695, + Anne 21/9/1717 à Saint-Thois Merdy, + Guillaume >= 1726) d'où 10 enfants au moins, fils de :

Guillaume x Anne PAIGE (° # 1639, x 27/11/1659 à Pleyben, + 19/3/1699 à Pleyben Manoir du Birit) d'où 7 enfants au moins, fils de:

? x ?

 

Note:

A ce mariage "Maître" Louis Queffelec est témoin. Il est donc probable que cette famille soit liée à la famille des notaires royaux de Pleyben.

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2) La lettre de La Tour d'Auvergne du 1er juillet 1789

 

Pièce n°108 du recueil, page 195: Guillaume Le Keffelec:

Correspondance de la Tour d'auvergne Corret 1908

 

 

Pièce 108_1

 

Pièce 108_2

 

Pièce 108_3

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3) Cartes anciennes

 

Etat-Major: Le village de Lesren est à l'ouest du bourg de Saint-Thois, le village de Guernavel se trouve au nord-ouest de Lesren plus près de l'Aulne:

 

Carte EM Lesren Saint-Thois

 

Cassini: Le village de Lesren est à l'ouest du bourg de Saint-Thois, le village de Guernavel se trouve au nord-ouest de Lesren plus près de l'Aulne:

Carte Cassine Lesren Saint-Thois

 

IGN: Le village de Lesren est à l'ouest du bourg de Saint-Thois, le village de Guern ar Veil se trouve au nord-ouest de Lesren plus près de l'Aulne et à l'est du ruisseau de Pont ar C'hlaon:

Carte IGN Lesren Saint-Thois

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4) Dictionnaire topographique d'Albert Deshayes

 

Albert Deshayes propose pour le village de Kerneveil en Saint-Thois (pour les sources voir cet ouvrage):

 

Guern an Melin en 1506

Guern an Milin en 1598

Guernavelen en 1703

Guernaveille en 1718

Guernavilin en 1789

Guern Veil en 1789

 

Les relevés du Cercle Généalogique du Finistère donnent:

Kernaveil, 6 naissances de 1829 à 1901 et 3 décès de 1828 à 1895

Guernavelen, 1 décès en 1740

Guernamilin, ce lieu-dit n'est pas relevé

Guernamelin, ce lieu-dit n'est pas relevé

Guern ar Velin, 2 naissances en 1679 et 1 dècès en 1678

 

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5) Photographies anciennes

 

CPA Saint-Thois_1

CPA Saint-Thois_2

 

 

 

Prat-Pouric en Saint-Thois où décèdera la petit-fils de Guillaume, Jean Le Queffelec époux de Jeanne LE PICARD, le 23/3/1826:

CPA Saint-Thois_3

 

Le village de Brenn, un village de Saint-Thois:

CPA Saint-Thois_4

 

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6) Théopile Malo de La Tour d'Auvergne-Corret

Théophile_Corret_de_la_Tour_d'Auvergne 1743-1800

 

Source Wikipedia:

Fils de l'avocat Olivier Corret et de Jeanne Lucrèce Salaün, il naquit à Saint-Hernin (où son père était régisseur du château de Kergoët) et fut baptisé à Carhaix. Les historiens ont toutefois dénombré pas moins de neuf lieux de naissance possibles, dont huit identifiables : Pontivy, Laniscat, Carnoët, Maël-Carhaix, Trébrivan, Trémargat, Saint-Hernin et Carhaix.

À sa sortie du Collège des jésuites de Quimper, il choisit l'armée (vers 1765) alors que son père voulait qu'il devienne avocat et sa mère un dignitaire de l'Église.

En 1767, il entra, en qualité de soldat, dans la deuxième compagnie des mousquetaires. Né Théophile-Malo Corret, il ajouta à son nom de famille celui de Kerbauffret précédé d'une particule, sans pouvoir prétendre être de condition noble.

Prétendant descendre d'un fils naturel de Turenne et d'Adèle Corret, nommé Henri Corret, il ajouta à son nom celui de La Tour d'Auvergne en 1777, après avoir obtenu d'un descendant du duc de Bouillon un courrier attestant d'une souche commune, le 23 octobre de cette même année. Le 20 mai 1785 un diplôme autorisa Malo Corret à faire précéder son nom de naissance de celui de La Tour d'Auvergne.

Il passa ensuite au service de l'Espagne, où il fit preuve de sa valeur militaire. Pendant une action meurtrière, il sauva la vie d'un officier espagnol blessé en le rapportant au camp sur ses épaules ; puis il revint au combat. Le roi d'Espagne lui accorda une décoration, qu'il accepta, mais il refusa la pension qui y était attachée.

 

Révolution:

Il rallia les armées de la République et fut promu capitaine de grenadiers en 1792. Lazare Carnot, ministre de la guerre, dit de lui qu'il était « le plus brave parmi les braves ». Engagé dans l’ancien régiment de Bretagne, le 46e régiment d’infanterie, il servit dans les armées révolutionnaires de Savoie et dans l’armée des Pyrénées orientales, où il commandait toutes les compagnies de grenadiers formant l'avant-garde et appelées colonnes infernales. Presque toujours cette phalange avait décidé de la victoire lorsque ce corps d'armée arrivait sur le champ de bataille.

Ses loisirs étaient consacrés à des méditations ou à des travaux littéraires, et il était appelé pour ses avis à tous les conseils de guerre.

Malade, il quitta l'armée. S'étant embarqué après la paix avec l'Espagne pour se rendre dans sa province, il fut pris en 1794 par un corsaire britannique : le voilier sur lequel il avait embarqué à Bayonne à destination de Brest fit naufrage au large de Camaret, et La Tour d'Auvergne fut fait prisonnier par une escadre britannique en même temps que l'équipage. On voulut le forcer à quitter sa cocarde ; la passant à son épée jusqu'à la garde, il déclara qu'il périrait plutôt en la défendant.

Il fut interné sur des pontons dans le sud-ouest de l'Angleterre. Durant son internement, il se consacra à l'écriture d'un dictionnaire français-celtique. Il fut libéré en 1797.

À son retour en France, il se rendit à Paris, où il apprit qu'un de ses amis, nommé Le Brigant, octogénaire, venait d'être séparé de son jeune fils, le seul encore en vie, par la réquisition ; il se présenta aussitôt au Directoire, obtint de remplacer le jeune conscrit et le rendit à sa famille, rejoignant l'armée en tant que simple soldat. Il se rendit célèbre par son courage et sa modestie.

Il partit pour l'armée du Rhin comme volontaire. Il fit la campagne de 1799 en Suisse, fut élu membre du Corps législatif après le 18 brumaire, mais refusa de siéger : « Je ne sais pas faire des lois, je sais seulement les défendre, envoyez-moi aux armées. » Comme il avait refusé plusieurs promotions, on ne trouva pour lui que le titre de « premier grenadier de la République », que lui donna Napoléon.

Le 27 juin 1800 au soir du combat de Oberhausen, en Bavière, il fut touché au cœur par un coup de lance alors que la 46e demi-brigade de l'armée du Rhin est assaillie par la cavalerie adverse.

Il avait légué sa bibliothèque à Eloi Johanneau.

 

Défense de la langue:

«...Comme il faut qu'en Bretagne rien ne soit comme partout ce fut un grenadier nommé La Tour d'Auvergne qui découvrit les beautés de la langue bretonne, 1780, sa littérature et ses mœurs...» Max Jacob.

La Tour d'Auvergne fut aussi un celtisant (on lui devrait les mots menhir et dolmen), amateur d'antiquités gauloises et étudiant des langues celtiques (principalement le breton), notamment avec l'avocat Le Brigant (archéologue à ses heures). Au XXe siècle, Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux qualifieront les deux hommes de celtomanes.

La mort a empêché La Tour d'Auvergne-Corret de publier un dictionnaire polyglotte où il comparait 45 langues avec le bas-breton. Il l'avait mis au net avant son dernier départ pour l'armée du Rhin. Dans ses Origines gauloises, publié en 1792, il présente la langue bretonne comme la plus ancienne du monde

 

Sa personnalité:

 

  • « J'ai près de 800 livres de rente, quelques livres, mes manuscrits, de bonnes armes, c'est beaucoup pour un grenadier en campagne, c'est assez pour un homme qui ne s'est pas fait de besoins dans sa retraite. »
  • Le prince de Bouillon, qui avait obtenu par le crédit de La Tour d'Auvergne la restitution de ses biens (la famille de La Tour d'Auvergne était une branche bâtarde de celle de Bouillon), lui offrit une terre, rapportant 10 000 livres de rentes, à Beaumont-le-Roger ; il refusa, ne voulant pas mettre de prix à ses services.
  • Un député lui vantait son crédit et lui offrait sa protection. « Vous êtes donc bien puissant, lui dit La Tour d'Auvergne, qui se trouvait alors dans le plus grand dénûment. — Sans doute. — Eh bien ! demandez pour moi… — Un régiment ? — Non, une paire de souliers. »
  • « Son érudition égale sa bravoure », dit Carnot dans une lettre au Consul.

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