Koulizh Kedez: "J'ai retrouvé les mots de mes parents"

Eleveur de brebis et poète insoumis. Paysan de Cornouaille, traducteur de Lacan et de Levinas. Koulizh Kedez, barbe fleurie et regard espiègle, brouille les pistes pour mieux déambuler à la croisée des mondes. Dans la ferme où il est né, au hameau de Guivin, près de Saint-Coulitz, l'écrivain, 60 ans, évoque une enfance bercée par un breton sans fard: "Ici, les gens respiraient cette langue. Elle était leur souffle, leur énergie première. Ces Bas-Bretons étaient "boue et soleil"." 

Après avoir fui un temps la Bretagne et le service militaire, embrassé Paris et Mai 68, il est revenu au plus près de la terre. Tout en retournant les champs de betteraves et en soignant les agneaux, il a collecté, annoté, conservé le parler de ses parents. "Plus tard, j'ai retrouvé leurs mots, leurs expressions, dans des gloses du XVe siècle", explique-t-il en servant un verre de limonade de sureau. Cet héritage, consigné sur des centaines de pages manuscrites, Jean-Yves Quefellec, alias Koulizh (Saint-Coulitz, en breton) Kedez (le nom de jeune fille de sa mère), l'a transmuté en écrits littéraires. Auteur d'une trentaine de récits, de recueils de poèmes et de traductions, il n'a de cesse de "retravailler cette langue subtile, ductile, de la subvertir". Son ?uvre est émaillée de breton médiéval, de gallois, de français, d'arabe ou d'hébreu.  

Pour faire sortir le brezhoneg de ses frontières, il a traduit un récit yiddish relatant l'agonie du ghetto de Varsovie. Il travaille actuellement sur le Cantique des cantiques et - pourquoi pas? - d'autres textes bibliques. "Pour arracher ces ?uvres aux clercs et aux curés en tout genre", confesse-t-il. Quand on vient lui demander de traduire des expressions pour des panneaux bilingues, l'éleveur préfère retourner à ses moutons. "La vision que les nationalistes ont du breton me répugne, souligne le poète. Ces gens ont voulu créer une langue unifiée, officielle, ils n'ont fabriqué que des mots." Chaque jour, Koulizh Kedez écrit au moins un poème. Une chronique du temps qui s'écoule à Saint-Coulitz. Récemment, il a dû faire installer une adduction d'eau, car le puits est pollué par les nitrates. Les brebis en sont les premières attristées. Pour les consoler, Koulizh Kedez leur déclame en avant-première ses compositions en breton. Comme celle-ci: "Se taire/ Comme il faut/ Pour être tout à fait semblable à soi-même." 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/paroles-de-bretons_476691.html#wVI84QmyRjOB1ruK.99

Koulizh Kedez: "J'ai retrouvé les mots de mes parents"

Eleveur de brebis et poète insoumis. Paysan de Cornouaille, traducteur de Lacan et de Levinas. Koulizh Kedez, barbe fleurie et regard espiègle, brouille les pistes pour mieux déambuler à la croisée des mondes. Dans la ferme où il est né, au hameau de Guivin, près de Saint-Coulitz, l'écrivain, 60 ans, évoque une enfance bercée par un breton sans fard: "Ici, les gens respiraient cette langue. Elle était leur souffle, leur énergie première. Ces Bas-Bretons étaient "boue et soleil"." 

Après avoir fui un temps la Bretagne et le service militaire, embrassé Paris et Mai 68, il est revenu au plus près de la terre. Tout en retournant les champs de betteraves et en soignant les agneaux, il a collecté, annoté, conservé le parler de ses parents. "Plus tard, j'ai retrouvé leurs mots, leurs expressions, dans des gloses du XVe siècle", explique-t-il en servant un verre de limonade de sureau. Cet héritage, consigné sur des centaines de pages manuscrites, Jean-Yves Quefellec, alias Koulizh (Saint-Coulitz, en breton) Kedez (le nom de jeune fille de sa mère), l'a transmuté en écrits littéraires. Auteur d'une trentaine de récits, de recueils de poèmes et de traductions, il n'a de cesse de "retravailler cette langue subtile, ductile, de la subvertir". Son ?uvre est émaillée de breton médiéval, de gallois, de français, d'arabe ou d'hébreu.  

Pour faire sortir le brezhoneg de ses frontières, il a traduit un récit yiddish relatant l'agonie du ghetto de Varsovie. Il travaille actuellement sur le Cantique des cantiques et - pourquoi pas? - d'autres textes bibliques. "Pour arracher ces ?uvres aux clercs et aux curés en tout genre", confesse-t-il. Quand on vient lui demander de traduire des expressions pour des panneaux bilingues, l'éleveur préfère retourner à ses moutons. "La vision que les nationalistes ont du breton me répugne, souligne le poète. Ces gens ont voulu créer une langue unifiée, officielle, ils n'ont fabriqué que des mots." Chaque jour, Koulizh Kedez écrit au moins un poème. Une chronique du temps qui s'écoule à Saint-Coulitz. Récemment, il a dû faire installer une adduction d'eau, car le puits est pollué par les nitrates. Les brebis en sont les premières attristées. Pour les consoler, Koulizh Kedez leur déclame en avant-première ses compositions en breton. Comme celle-ci: "Se taire/ Comme il faut/ Pour être tout à fait semblable à soi-même." 


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Koulizh Kedez: "J'ai retrouvé les mots de mes parents"

Eleveur de brebis et poète insoumis. Paysan de Cornouaille, traducteur de Lacan et de Levinas. Koulizh Kedez, barbe fleurie et regard espiègle, brouille les pistes pour mieux déambuler à la croisée des mondes. Dans la ferme où il est né, au hameau de Guivin, près de Saint-Coulitz, l'écrivain, 60 ans, évoque une enfance bercée par un breton sans fard: "Ici, les gens respiraient cette langue. Elle était leur souffle, leur énergie première. Ces Bas-Bretons étaient "boue et soleil"." 

Après avoir fui un temps la Bretagne et le service militaire, embrassé Paris et Mai 68, il est revenu au plus près de la terre. Tout en retournant les champs de betteraves et en soignant les agneaux, il a collecté, annoté, conservé le parler de ses parents. "Plus tard, j'ai retrouvé leurs mots, leurs expressions, dans des gloses du XVe siècle", explique-t-il en servant un verre de limonade de sureau. Cet héritage, consigné sur des centaines de pages manuscrites, Jean-Yves Quefellec, alias Koulizh (Saint-Coulitz, en breton) Kedez (le nom de jeune fille de sa mère), l'a transmuté en écrits littéraires. Auteur d'une trentaine de récits, de recueils de poèmes et de traductions, il n'a de cesse de "retravailler cette langue subtile, ductile, de la subvertir". Son ?uvre est émaillée de breton médiéval, de gallois, de français, d'arabe ou d'hébreu.  

Pour faire sortir le brezhoneg de ses frontières, il a traduit un récit yiddish relatant l'agonie du ghetto de Varsovie. Il travaille actuellement sur le Cantique des cantiques et - pourquoi pas? - d'autres textes bibliques. "Pour arracher ces ?uvres aux clercs et aux curés en tout genre", confesse-t-il. Quand on vient lui demander de traduire des expressions pour des panneaux bilingues, l'éleveur préfère retourner à ses moutons. "La vision que les nationalistes ont du breton me répugne, souligne le poète. Ces gens ont voulu créer une langue unifiée, officielle, ils n'ont fabriqué que des mots." Chaque jour, Koulizh Kedez écrit au moins un poème. Une chronique du temps qui s'écoule à Saint-Coulitz. Récemment, il a dû faire installer une adduction d'eau, car le puits est pollué par les nitrates. Les brebis en sont les premières attristées. Pour les consoler, Koulizh Kedez leur déclame en avant-première ses compositions en breton. Comme celle-ci: "Se taire/ Comme il faut/ Pour être tout à fait semblable à soi-même." 


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Koulizh Kedez: "J'ai retrouvé les mots de mes parents"


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Le 4 septembre 2014. Demat, bonjour.

Lignée patrilinéaire:

Jean Yves fils de:

Yves Marie x Marie-Julienne GUEDES (° 17/4/1911 à Briec Quilianou, x 29/12/1946, + 7/1/1994 à Quimper transcrit à St Coulitz) d'où 2 enfants, fils de:

Jean René x Marie MEVELLEC (°16/4/1870 à Briec Tregague, x 5/7/1896 à Briec, + 11/12/1949 à Landrevarzec, ont vécu à Trobois en St-Coulitz) d'où 11 enfants, fils de:

René Joseph x Marie Jeanne NIGER (°5/5/1841 à Edern K/nabadic, x 21/5/1866 à Landrevarzec, + 27/4/1917 à Briec) d'où 12 enfants, fils de:

Guillaume x Françoise Louise LE MENN (°7 frimaire an XIII à St Thois Lesren, x 6/6/1828 Edern, + 1/6/1843 à Edern K/nabadic) d'où 7 enfants, fils de:

Guillaume Le Queffelec x Françoise L'HARIDON (° 29/5/1785 à St Thois Lesren, x 11 Vendémiaire an XII à St Thois Lesren, + 22/4/1809 à St Thois Lesren 24 ans) d'où 2 enfants, fils de:

Yves Le Queffelec x Marie Yvonne LE DUIGOU (°14/9/1755 à St Thois K/burit, x 6/2/1782 à St Thois, + 19/6/1824 à St Thois Lesren) d'où 11 enfants, fils de:

Guillaume Le Queffelec x Julienne GUEGUEN (° # 1735, x 18/2/1756 à St Thois, + 26/4/1807 à St Thois Lesren) d'où 6 enfants, fils de:

Jean Le Queffelec x Catherine LE CAUGANT (° # 1702, x 6/7/1730 à Gouezec, + 27/2/1777 à St Thois K/logan) d'où 7 enfants, fils de :

Guillaume Le Queffelec x Anne LE GOURLAY (° # 1670, x # 1695, + >= 1726) d'où 7 enfants au moins, fils de :

? x ?

Il apparait sans pouvoir le prouver formellement que Guillaume est originaire de Pleyben.

En effet il s'ajoute 3 autres enfants que ce même couple a eu à Gouezec en 1691/1695/1699. Alors Guillaume est fils de:

Guillaume x Anne PAIGE (° # 1639, x 27/11/1659 à Pleyben, + 19/3/1699 à Pleyben Manoir du Birit) d'où 7 enfants, fils de:

? x ?

A ce mariage "Maître" Louis Queffelec est témoin. Il est donc probable que cette famille soit liée à la famille des notaires.

La famille Queffelec du Manoir de Birit a émigré au Canada puis s'est dispersée aux USA, elle est encore représentée là-bas de nos jours.

Voir deux autres articles de ce blog

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Le 29 décembre 2014. Demat, bonjour,

Cet article pour peut-être vous révéler le poète Jean-Yves Queffelec.

Jean Yves Queffelec poète

 

"J'ai retrouvé les mots de mes parents", publié par Boris Thiolay le 7 juin 2007.

Eleveur de brebis et poète insoumis. Paysan de Cornouailles, traducteur de Lacan et de Levinas, Koulizh Kedez, barbe fleurie et regard espiègle, brouille les pistes pour mieux déambuler à la croisée des mondes.

Dans la ferme où il est né, au hameau de Guivin, près de St Coulitz, l'écrivain, 60 ans, évoque une enfance bercée par le Breton sans fard: "ici les gens respiraient cette langue. Elle était leur souffle, leur énergie première. Ces Bas-Bretons étaient boue et soleil".

Après avoir fui un temps la Bretagne et le service militaire, embrassé Paris et Mai 68, il est revenu au plus près de la terre. Tout en retournant les champs de betteraves, et en soignant les agneaux, il a collecté, annoté, conservé, le parler de ses parents. "Plus tard, j'ai retrouvé leurs mots, leurs expressions, dans des gloses du XVème siècle" explique t'il en servant un verre de limonade de sureau.

Cet héritage, consigné sur des centaines de pages manuscrites, Jean-Yves Queffelec, alias Koulizh (Saint-Coulitz en breton), alias Kedez (le nom de jeune fille de sa mère), l'a transmutté en écrits littéraires.

Auteur d'une trentaine de récits, de recueils de poèmes, de traductions, il n'a de cesse de "retravailler cette langue subtile, ductile, de la subvertir".

Son oeuvre est émaillée de breton médiéval, de gallois, de français, d'arabe ou d'hébreu.

Pour faire sortir le brezhoneg de ses frontières, il a traduit un récit yiddish relatant le ghetto de Varsovie.

Il travaille actuellement au Cantique des cantiques et, pourquoi pas ?, d'autres textes bibliques. Pour arracher ces oeuvres aux clercs et aux curés en tout genre, confesse t'il.

Quand on vient lui demander de traduire des expressions pour des panneaux bilingues, l'éleveur préfère retourner à ses moutons.

"La vision que les nationalistes ont du breton me répugne, souligne le poète. Ces gens ont voulu créer une langue unifiée, officielle, ils n'ont fabriqué que des mots".

Chaque jour Koulizh Kedez écrit au moins un poème. Une chronique du temps qui s'écoule à Saint-Coulitz. Récemment il a du faire installer une adduction d'eau, car le puits est pollué par les nitrates.

Les brebis en sont les premières attristées. Pour les consoler, Coulizh Kedez leur déclame en avant-première, ses compositions en breton, comme celle-ci:

"Se taire/Comme il faut/Pour être tout à fait semblable à soi-même"

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Dans l'état actuel de mes recherches Jean-Yves descend de Guillaume x Anne Le Gourlay (+ Anne Le Gourlay 21/9/1717 au Merdy en Saint-Thois agée de 50 ans).

Il est très probable que ce couple ait son origine à Pleyben, non avéré mais très forte coïncidence de lieux et dates.

Guillaume descendrait alors de Guillaume x Renée Paige (x 27/11/1659 à Pleyben, + Guillaume 19/3/1699 au manoir du Birit, agé de 60 ans).

A été témoin à leur mariage en 1659 Louis Queffelec dit "maître". Voir article sur les notaires royaux dans ce même blog.

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Vie

Élevé à Gwivin en Saint-Coulitz, commune de Cornouaille, en Bretagne, dans l'environnement bretonnant d'une famille paysanne, il a toujours parlé et entendu parler breton. Révolutionnaire dans l'âme, il a connu l'exil en Suisse et participé au mouvement de Mai 68. Ayant définitivement choisi la langue bretonne comme langue littéraire, il s'est réinstallé en Bretagne dans les années 1970 et est devenu berger

L'écrivain

Poète et prosiste exigeant, travaillant le rythme et la musicalité dans une langue riche, précise et baroque. Il nourrit sa création poétique d'un travail méticuleux sur la langue collectée autour de lui et comparée à la langue littéraire de toutes les époques, ainsi que de la fréquentation et de la traduction de nombreux poètes et écrivains d'envergure internationale.

Il est connu comme le plus grand ennemi de Pierre-Jakez Helias, critiqué et moqué à de nombreuses reprises dans ses ouvrages ainsi que sous sa plume dans le très polémique Cheval couché de Xavier Grall (qui lui cédait la parole au sujet de la langue bretonne de l'écrivain bigouden). Koulizh kedez l'attaque de manière véhémente sur ses positions politiques jugées très conciliantes avec le centralisme français et l'histoire officielle, sur son localisme bigouden et sa défiance vis-à-vis de la rénovation linguistique et littéraire de la revue Gwalarn que Kedez juge incohérente avec les nombreux emprunts faits par Hélias à la langue de cette revue. Il critique aussi l'autotraduction de P.-J. Hélias qui lui semble verser dans l'exagération pittoresque.

Il est considéré par Xavier Grall comme le plus grand écrivain breton

Œuvre

Poésie, romans, nouvelles, critique littéraire, traduction littéraires.

Il a aussi été acteur et scénariste de films télévisés

Son travail de linguiste en collectant la langue de ses parents et voisins et en l'étudiant et en la comparant à la langue littéraire est à paraître aux éditions An Diaoul Dieub.

Poésie

  • Selam an arc'houest, éditions Brogon (sans nom d'auteur), juin 1973.
  • Linaig Geunderode a anver Gwrac'h Ahez in Tri Barzh (Alan Botrel, Yann-Baol An Noalleg, Koulizh Kedez), recueil Talm 4, cahier 210, éditions Preder, décembre 1976.
  • Dev an Avel Mouladurioù Hor Yezh, collection Skrid, 1987.
  • Gorbl an ael Mouladurioù Hor Yezh, collection Skrid, 1993.
  • Arvar hag Aters, éditions An Treizher, 2000.
  • Ouzh Eien ar Gaouded, éditions An Treizher, 2000.
  • Uzien Announ, un recueil de trois cahiers de poésie, éditions An Diaoul Dieub, 2009.

Récits

  • L'Hermine-ès-feu, roman en français, inédit, mentionné par Xavier Grall in Le Cheval couché, 1977. D'autres écrits de jeunesse en français ont pu rester inédits.
  • Eizh redele (danevelloù), éditions Brogon (emembannadur hep anv aozer), Paris, Mezheven 1973.
  • Souflam Per Gwegen (roman), éditions Brogon (emembannadur hep anv aozer), Paris, Meurzh 1974. Réédition Mouladurioù Hor Yezh, collection Skrid, 1991.
  • Koñchennoù Mamm (nouvelles –éditées par erreur sous le titre Koñchennoù mamm-gozh–), Mouladurioù Hor Yezh, dastumadeg Skrid, 1990.
  • Komen Gweennour (autobiographie), Mouladurioù Hor Yezh, collection Skrid, 1996.
  • Troioù-kaer Dom Lom (roman), éd. An Diaoul Dieub, 2008.
  • Strafuilh ar Mor (danevelloù), éd. An Diaoul Dieub, 2009. (Réédition corrigée et augmentée de Eizh redele hag un nogedenn, Paris, 1973)

Traductions

Du français au breton :

  • Ar Fest-noz (roman), d'après Xavier Grall, Mouladurioù Hor Yezh, 1988.
  • De nombreux poèmes de René Char in E-ser awen ar bed, Ed. An Diaoul Dieub, 2009.
  • Un poème de Gillevic in E-ser awen ar bed, Ed. An Diaoul Dieub, 2009.
  • Il déclare aussi être traducteur de Lacan et Levinas (Traductions inédites en tout cas.)

Du russe au breton (en collaboration avec André Markowicz :

  • Ar c'henavezo diwezhañ ha barzhonegoù all, d'après Guennadi Aïgui. (Certains poèmes du recueil traduits par Alan Botrel, ou Gwendal Denez.) Mouladurioù Hor Yezh, collection Skrid, 1994.
  • Requiem, d'après Anna Akhmatova. Œuvre poétique, coédition Dana & An Treizher, 1997
  • Daouzek, d'après Aleksander Blok, éditions An Treizher, 2000.
  • Une anthologie de poésie russe Marina Tsvetaeva, Ossip Mandelstam, Anna Akhmatova, Alexandre Blok, Vélimir Khlebnikov, Vladimir Maïakovski, Boris Pasternak, Maximilian Volochine, Iliazd, in E-ser awen ar bed, Ed. An Diaoul Dieub, Mayenne, 2009.

Du yiddish au breton (en collaboration avec Batia Baum) :

  • Kan war wallazhadeg ar bobl yuzev (Le chant du peuple juif assassiné poème en 15 chants), diwar Itskhak Katsenelson, in Kas ha Lazh, Skrid, 2005.
  • E kêr an anaon (nouvelle), diwar Lamed Shapiro, in Kas ha Lazh, Skrid, 2005.
  • Ar berniad (gweud hir), diwar Perets Markish, in Kas ha Lazh, Skrid, 2005.
  • Deux poèmes d'Yitsc'hok Niborski, in E-ser awen ar bed, An Diaoul Dieub, 2009.

De l'hébreu biblique au breton :

  • Pennganenn ar C'hanennoù (Le Cantique des cantiques, in Kan ar Garantez hag an Avel, tri levr biblek, éditions An Diaoul Dieub, 2008.
  • Ar Prezeger (‘‘L'Ecclésiaste‘‘), in Kan ar Garantez hag an Avel, tri levr biblek, éditions An Diaoul Dieub, 2008.
  • Un dibab salmoù (choix de psaumes, in Kan ar Garantez hag an Avel, tri levr biblek, éditions An Diaoul Dieub, 2008.

De l'allemand au breton : poèmes de Paul Celan, et Hans Arp, in E-ser awen ar bed, Ed. An Diaoul Dieub, 2009.

Du néerlandais au breton : Hans Andreus, in E-ser awen ar bed, Ed. An Diaoul Dieub, 2009.

Du persan au breton : Sohrab Sepehri, in E-ser awen ar bed, Ed. An Diaoul Dieub, 2009.

Des poèmes de Kedez ont été traduits en néerlandais par Jan Deloof, en allemand par Raoul Schrott, en tchouvache par Guennadi Aïgui.

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 REQUIEM ANNA AC'HMATOVA

 

Jean Yves Queffelec poète 3

 

Dans les années terribles de la léjovchtchina, j'ai passé dix-sept mois dans les files d'attentes des prisons de Léningrad. Un jour, quelqu'un me « reconnu ». Alors, la femme qui se tenait derrière moi, les lèvres bleues, et qui, bien sûr, n'avait jamais entendu mon nom de sa vie, sortant de l'engourdissement qui nous était commun, me demandé à l'oreille (là-bas tout le monde chuchotait) :
- Et ça, vous pouvez le décrire ?
Et j'ai dit :
- Je peux.
Alors, quelque chose comme un sourire glissa sur ce qui avait été un jour son visage.
1er Avril 1957. Léningrad.

Le Requiem, chant de mort de tout un peuple.

Anna AKHMATOVA (1889-1966), célèbre poète russe ne doit la survie de son poème qu'à la seule mémoire. A partir de 1936, elle et sept de ses amies apprennent par coeur le Requiem, ce « monument » de douze parties. Tout manuscrit découvert signifie sa mort et surtout celle de son fils emprisonné. Cette transmission orale du poème durera jusqu'en 1962, l'allègement de la terreur stalinienne autorisera AKHMATOVA à le noter par écrit. C'est la Russie même qui parle, « sous les bottes sanglantes ».
Thierry ROBIN et Erik MARCHAND, amis de longue date, passionnés par la poésie d'Anna AKHMATOVA depuis longtemps, avaient émis, un soir, comme par jeu, ou par défi, le désir de chanter ses poèmes, de les mettre en musique.
Le travail à deux pendant cinq ans d'une anthologie de la poésie russe du XXème siècle en breton permet à André MARKOWICZ et Koulizh KEDEZ, de traduire le Requiem dans une langue à la fois ancienne et jeune en tradition poétique.
La mise en musique du Requiem prolonge le travail de Thierry et d'Erik sur le métissage des langues, des mémoires, seul gage d'un ancrage authentique dans une terre humaine.

Thierry Robin : composition et oud, buzuq
Erik Marchand : adaptation et chant
Renaud Pion : clarinettes, saxophone ténor
Keyvan Chemirani : zarb, daf, udu, daul

Adaptation et traduction :
Koulizh Kédez & André Markowicz

Musique : Thierry Robin

 

Coproduction :
Le Quartz, Centre National Dramatique et Chorégraphique de Brest
Théâtre de la Manufacture de Nancy

 

Scènes principales :
Les Tombées de la Nuit à Rennes
Théâtre de Cornouailles, Scène Nationale de Quimper
Rencontres internationales de clarinettes populaires, Poullaouen et Glomel

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