D'ar Sul pevarzek a viz Mezheven 2015.

Demat d'an holl.

Cet article pour présenter René Queffelec forgeron puis mécanicien dans l'industrie textile.

Originaire de la commune de Briec et plus précisément du village des Trois-Croix. René est issu d'une famille de 9 enfants.

Il fut dispensé du service miltaire comme fils aîné de veuve (son père décéda en 1882 alors qu'il venait d'avoir 20 ans).

Après le décès de sa mère en 1885, il partit le 6 janvier 1889 à Cast, comme forgeron, puis migra plus à l'ouest encore à Plomodiern.

Il s'y maria en 1900, à l'âge de 38 ans, avec Marie-Jeanne Vigouroux d'une famille de 15 enfants du village de Lezouyer situé entre le bourg et la plage de Lestrevet.

Ils eurent à Plomodiern 2 filles en 1900 et1902, mais l'emploi dans les forges locales allant diminuant, ils décidèrent de quitter le Pays pour rejoindre une soeur ainée à Marie-Jeanne, Jeanne Vigouroux épouse de René MARC'HADOUR à la filature d' Ourscamp dans l'Oise.

Marie-Jeanne Vigouroux attendit pour partir que ses père et mère soient décédés.

Voir article Ourscamp foyer Breton.

René partit à Ourscamp accompagné de l'une de ses soeurs Marie-Renée Queffelec épouse de Joseph CLOAREC (d'où 2 enfants Hervé et Anne Marie Louise nés et décédés entre 1887 et 1890 à Pleyben).

Marie-Renée ne s'est pas plue à Ourscamp. Elle partit avec ses enfants en Région Parisienne voir article:

Marie Renée Queffelec bambrocheuse à Ourscamp [Famille Landrevarzec Manoir des Salles].

 

Le livret de travail de l'épouse de René Queffelec,  Marie-Jeanne VIGOUROUX montre une entrée dans les ateliers de la filature Moritz et Cie à Ourscamp (Oise), le 10 août 1903 et une sortie le 27 mai 1914.

René et Marie-Jeanne Vigouroux eurent à Ourscamp 2 fils en 1906 et 1911. L'un Guillaume, y mourra accidentellement à l'age de 19 mois en 1908.

Ce même carnet de travail montre une entrée dans les ateliers de la filature Saint-Frères à L'Etoîle (Somme) usine des Moulins-bleus, le 27 mai 1914.

Voir article "Queffelec à L'Etoîle (Somme)"

L'Allemagne déclara la guerre à la France le 3 août 1914.

La famille a donc échappé de justesse aux champs de batailles.

Leurs 3 enfants devenus adultes restèrent dans la Somme. Leurs familles y sont toujours implantées un siècle plus tard.

- Marie-Anne (1900/1944) épouse de Marceau FRICOT voir article Marie Anne Queffelec à Doullens (80)

- Jeanne Marie Yvonne (1902/1985) épouse de Lucien PLUQUET

- Yves Marie (1911/1982) époux de Marie Clara FROIDURE.

  

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La plupart des documents présentés dans les articles relatifs à cette famille proviennent de Lucienne PLUQUET petite-fille de René Queffelec et Marie-Jeanne VIGOUROUX.

Lucienne fut proche de ses grands-parents Queffelec et de sa cousine Jeanne-Louis-Yvonne dite "Jeannette" FRICOT, toutes les deux filles d'une Queffelec.

Lucienne me confia ces documents en août 2013 et 2014 en m'expliquant l'importance qu'ils revêtaient pour elle. J'ai énormément apprécié cette marque de confiance qu'elle exprimait ainsi.

Nous eûmes ensuite plusieurs entretiens pour essayer de tracer les événements de cette famille.

Un grand merci, Trugarez Vras Lucienne.

Cheun ar C'heveleg

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Plan de l'article:

1) Lignée patri-linéaire de René

2) Photographies des Trois-Croix à Briec

3) Photographies de Lezouyer à Plomodiern

4) Carnet d'ouvrier, certificat de bonne vie et moeurs, certificats de travail de René Queffelec et Marie Jeanne Vigouroux

5) Fiches matricules de René Queffelec et de ses 2 frères Jean-Louis et Hervé-Jean-Louis

6) Quelques documents et photographies de famille

7) Photographies non identifiées

8) Bribes d'histoires 

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1) Lignée patri-linéaire de René:

 

Légende: ° = naissance, x = mariage, + = décès, # = date approximative. 

 

René Queffelec x Marie-Jeanne VIGOUROUX (°9/3/1862 à Briec Trois croix, x 21/2/1900 à Plomodiern, + 13/2/1939 à L'Etoile (80), + Marie Jeanne Vigouroux le 8/8/1959 à L'Etoile) d'où 4 enfants, fils de:

Yves Le Queffelec x Anne LIJOUR (°3/1/1818 à Briec K/diles, x 22/7/1855 à Briec, + 1/12/1882 à Briec Trois croix) d'où 9 enfants, fils de:

Jean Le Queffelec x Marguerite MARZIN (°24/3/1775 à Briec K/vennal, x 5/9/1800 à Briec, + 6/9/1835 à Quimper) d'où 7 enfants, fils de:

Pierre Le Queffelec x Marie LE BARS (°1/5/1742 à Quillinen Pennavern, x 17/8/1772 à Briec, + 28/8/1779 à Briec Guinigou) d'où 4 enfants, fils de:

François Le Queffelec x Jeanne LE TALEC (°12/1/1708 à Landrevarzec, x 26/2/1732 à Landrevarzec, + 24/9/1758 à Landrevarzec Villeneuve) d'où 10 enfants, fils de:

François Le Queffelec x Catherine LE DOUGUET (° # 1660 à Landrevarzec, x 23/11/1689 à Landrevarzec, + 26/4/1716 à Landrevarzec Manoir des Salles) d'où 12 enfants, fils de:

? x ?

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2) Photographies des Trois-Croix à Briec

 

Je présente ci-après quelques photographies des plus anciennes maisons du village des Trois-Croix en Briec.

Ce village est situé à l'ouest de Briec vers Quemeneven.

Yves Queffelec et Anne LIJOUR se marièrent à Briec en 1855 et eurent aux Trois-Croix leurs 9 enfants, dont René objet de cet article.

Yves était tailleur d'habits, sa femme Anne LIJOUR couturière.

Il y avait au village des Trois-Croix des boulangers, cabaretiers, tailleurs d'habits, forgerons, propriétaires et journaliers...

 

 

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De ce côté-ci de la chaussée se trouve un calvaire près d'une maison juste à gauche sur la photo.

Ce calvaire est un dédommagement de la guerre 14/18.

Contrepartie de combien de vies d'hommes jeunes ?

 

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La maison jouxtant le calvaire:

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Les vieux linteaux:

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Une vieille maison côté convenant:

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3) Photographies de Lezouyer à Plomodiern (août 2014)

 

Les parents de Marie-Jeanne, Louis VIGOUROUX et Marie SUIGNARD élevèrent, dans un Pen-Ty de ce village, leurs 15 enfants nés de 1858 à 1885.

Le père Louis VIGOUROUX était originaire de Ploeven entre Plomodiern et Locronan.

Louis et Marie étaient tous deux journaliers.

Marie-Jeanne attendit le décès de ses père et mère avant de partir rejoindre sa soeur à Ourscamp.

Lezouyer a de nos jours deux tenues.

 

La première tenue au fond, les Pen-ty sur la droite:

Le pignon en haut à droite est celui de la deuxième tenue

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La deuxième tenue:

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Les Pen-ty:

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4) Carnet d'ouvrier, certificat de bonne vie et moeurs, certificats de travail de René Queffelec et Marie Jeanne Vigouroux

 

Le certificat de travail et de bonnes meours de René Queffelec (28 juin 1903):

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Certificats de travail de René Queffelec

Forge Hervé LE ROUX à Plomodiern en date du 5 août 1902 et Forge Bescou à Ploeven en date du 23 juin 1903:

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Le livret d'ouvrier de Marie Jeanne VIGOUROUX: 

 

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Pension de victime civile de Marie-Jeanne VIGOUROUX:

 

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5) Fiches matricules de René Queffelec et de ses 2 frères Jean-Louis et Hervé-Jean-Louis:

 

 

Fiche matricule René Queffelec

 

 

 

 

Jean Louis Queffelec fut assassiné à Quimper le 28 juin 1894, il était alors boulanger et avait 19 ans.

Je n'ai pas pour l'instant, su trouver de trace de procès ou de rapport de police relatant cet événement

Fiche matricule Jean Louis Marie Queffelec

 

 

Fiche matricule de Hervé Jean Louis Queffelec

 

 

 

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6) Quelques documents et photographies de famille

 

La forge LE DOARE à Plomodiern. Au centre et au premier plan Anne DOARE épouse POUDOULEC dite "Naïg"

Le soldat 3ème homme à partir de la gauche est le fils de Sébastien VIGOUROUX et frère de Marie VIGOUROUX épouse de Charles VIGOUROUX cousins germains:

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René Queffelec avec son épouse Marie Jeanne Vigouroux à L'Etoile avant 1939:

Les enfants de René et de Marie-Jeanne: Marie-Anne, Jeanne Marie-Yvonne et Yves-Marie ont toujours parlé en breton à leurs parents.

Lorsqu'ils leur arrivaient de parler français, ils vouvoyaient leurs parents. Yves-Marie appelait sa mère "mamm". Jeanne appelait son père "tad"

Les trois enfants parlaient breton entre eux plus pour jouer que pour l'utile.

La famille était gaie, personne n'était triste. Après le repas du dimanche, les enfants devaient réciter une poésie. et l'on chantait ensuite.

Leur fils Yves-Marie a gardé ce plaisir de chanter et jouer de la musique.

Il a chanté en Breton jusqu'à la fin de sa vie en 1982.

 

 1930/1935, à L'Etoîle devant leur maison:

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1951, à Saint-Léger les Domart Marie Jeanne Vigouroux veuve de René Queffelec chez son fils Yves-Marie Queffelec. Dans ses bras sa petite fille Anne-Marie Jeanne Andrée Queffelec (soeur jumelle de Colette), née le 17/12/1949:

Marie Jeanne Vigouroux ep Queffelec 1951

 

 

Leurs deux filles, Marie Anne Queffelec avec sa jeune soeur Jeanne Queffelec lors de sa communion vers 1911 probablement à Chiry-Ourscamp (60):

 

Marie-Anne et Jeanne Marie-Yvonne, étaient appréciées des religieuses d'Ourscamp.

L'ambiance à Ourscamp était bon enfant, les jeux se passaient dans une immense cour.

Les Queffelec ont eu de bonnes relations avec les familles allemandes à Ourscamp.

Jeanne Marie-Yvonne a contracté la grippe espagnole en 1918 et, affaiblie, a ensuite contracté une pleurésie, probablement du fait de l'emménagement dans une maison neuve aux Moulins-bleus à L'Etoile, dont les plâtres ont ressué énormément d'eau dans la maison.

 

 Jeanne et Marie Anne Queffelec

 

 

Leur fils Guillaume Queffelec:

Il n'y a pas dans la famille de photographie de ce premier fils Guillaume né en 1906 à Ourscamp.

En 1908 Guillaume, agé de 19 mois, est décédé accidentellement.

Les religieuses l'ont oublié sur son pot, il serait décédé par éviscération. Marie-Jeanne a tenté d'étrangler la religieuse. Guillaume était blond, frisé aux yeux bleus, comme son oncle Louis Vigouroux.

 

Leur fils Yves Marie Queffelec avec sa grande soeur Marie Anne Queffelec et sa nièce dite "Jeannette" FRICOT, vers 1923 à L'Etoile (80):

Jeannette FRICOT comprenait le Breton.

Elle est née en 1921, elle était la plus proche et la plus éclairée quant à l'histoire de la famille Queffelec/Vigouroux. 

Yves et Marie Anne Queffelec

 

La fratrie VIGOUROUX

Yves Vigouroux (né le 5/7/1870 à Lezouyer/Plomodiern) et Jeanne Marie AUFFRET lors de leur mariage le 9/8/1909 à Douarnenez:

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Gabriel Marie Vigouroux (né le 21/11/1874 à Lezouyer/Plomodiern) et Jeanne Louise PUILLANDRE mariés le 28/11/1912 à Brest, décédé le 29/7/1955 à Saint-Pol-de-Léon:

Gabriel Vigouroux avait appris à lire et à écrire seul, en s'aidant du dictionnaire "Tout en un" lors de son service militaire dans l'infanterie de marine (RIMA).

Ce dictionnaire ainsi que quelques meubles ont été ramenés par son neveu Yves Queffelec à Péronne quartier de la Chapelette (1ère coop tenue par Yves Queffelec).

 

1954 à Saint-Pol-de-Léon:

Année du Brevet de son petit-neveu Alain Queffelec

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Louis Vigouroux et Marie-Jeanne L'HELGOUARC'H:

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La fille de Louis Vigouroux et Marie-Jeanne L'Helgouarc'h, Marie-Thérèse Vigouroux:

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La photographie de son mariage avec Thomas MEROUR le 19/8/1946 à Plomodiern:

Son père Louis Vigouroux est au premier rang debout le premier à partir de la gauche, son oncle Gabriel Vigouroux est au dernier rang à droite (l'homme au chapeau, menton relevé)

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Le même couple sur pieds:

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Jeanne Vigouroux (née le 26/4/1918 à Pleyben)  fille de Jean-Louis Vigouroux (né le 14/10/1872 à Lezouyer/Plomodiern) et de Catherine LE BRAS:

 

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La même Jeanne Vigouroux en 1938 à Châteaulin:

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La même Jeanne Vigouroux se marie à Cast avec François LE PRAT le 20/1/1947:

Son frère Yves Vigouroux à gauche 3ème rang (croix sur son épaule), son frère Jean Vigouroux à droite 2ème rang (croix sur son épaule).

Son oncle Louis Vigouroux, l'homme aux cheveux blancs à droite 2ème rang (avec une croix sur sa chemise et cravate)

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Jean Vigouroux (frère de Jeanne ci-dessus) fils de Jean-Louis Vigouroux et de Catherine LE BRAS, a été soldat en Cochinchine ou Tonkin.

A Madagascar sur la photographie.

Jean est venu dans la Somme voir Marie-Jeanne Vigouroux sa tante épouse de René Queffelec.

Jean est parti au Canada avec son jeune frère Yves Vigouroux,  tous les deux perdus de vue ensuite:

 

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Charles Vigouroux né en 1930 fils de ? x ?:

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7) Photographies non identifiées

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Juste écrit au dos de la photographie des deux femmes: 15 ans 47 ans. Qui sont-elles ?

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Très belle jeune fille aux yeux très clairs, qui est-elle ?

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 8) Bribes d'histoires:

René Queffelec était moqueur, il avait de l'humour.

Il taquinait son épouse en disant que le père de Marie-Jeanne Vigouroux élevait des cochons, et était de temps en temps barbier. Marie-Jeanne l'accompagnait alors et savonnait au blaireau la barbe des clients de son père.

René disait que dans une famille il fallait quatre enfants, car lorsqu'ils étaient polissons on pouvait les mettre chacun dans un coin.

René Queffelec était jardinier hors pair, légumes, fleurs. Il avait aussi des clapiers, et était très manuel. Il ne semble pas qu'il ait eu des poules.

Il faisait du foin et du pissenlit l'été, cultivait de la chicorée sauvage dans son jardin, du trèfle et du sainfoin.

Les bottes de foin servaient de litière aux lapins, qui à leur tour faisaient du fumier pour amender le jardin.

René, quant à lui ne sortait pas. Lorsqu'il rentrait du travail, il allait dans une buanderie, se lavait, se faisait frotter le dos à la brosse, allait se coucher tôt.

Lorsqu'il jouait aux dominos c'était en famille.

Il a travaillé aussi longtemps qu'il a pu. C'est le directeur de l'usine, un breton qui lui a dit qu'il n'était plus en âge de travailler et l'a renvoyé. Il fallut alors vivre de ses économies, c'est à dire de peu.

N'ayant pas droit à la sécurité sociale ou à une retraite (60 ans en 1930), les époux vivotaient de leur jardin et de leurs économies.

Marie-Jeanne a recueilli une famille "Péton", des bretons qui ont ensuite emménagé au n°285 cité neuve à l'Etoile, la maison des Queffelec.

René Queffelec est décédé à L' Etoile sans aller à l' Hôpital, des suites d'une péritonite. Il eut le temps de voir son fils en uniforme en 1939.

 

Marie-Jeanne Vigouroux:

Dès qu'il y avait du vent, Marie-Jeanne disait "pauvres marins", car dans sa jeunesse elle allait nettoyer des bâteaux à Douarnenez au retour des sardiniers ou terre-neuvas. Elle ramenait alors à sa famille du poisson que les pêcheurs l'autorisaient à prendre.

Marie Jeanne a toujours beaucoup tricoté (crochet et aiguilles), elle cuisinait beaucoup, allait chercher de l'eau avec deux seaux.

Marie-Jeanne Vigouroux s'est fait soigner d'une cataracte à l'hôpital Saint-Victor à Amiens bien avant 1939, pendant son opération les économies de la famille furent volées par une voisine.

Marie-Jeanne Vigouroux a dû chercher à se reloger après le décès de son mari René Queffelec le 13/2/1939 à L'Etoile.

Marie-Jeanne Vigouroux est allé vivre quelques semaines chez sa fille Marie-Anne Queffelec épouse Gérard Fricot à Doullens, mais il n'y avait que deux chambres et le couple avait deux enfants Jeannette et Marceau. Il n'était pas possible d'accueillir sa mère plus longtemps.

Son fils Yves-Marie lui a alors trouvé une petite maison à Saint-Léger les Domart où vivre. Sa logeuse, Marie Pauligen la propriétaire de la maison, ne lui faisait pas payer de loyer.

Puis elle est allée à l'Hospice de Domart car était devenue quasiment aveugle (suite à cataracte) son linge disparaissait, ce n'était pas tenable.

Elle tricotait des pull-overs pour la Croix-Rouge, ramassait du bois, vivait de très peu. Son fils depuis l'Allemagne lui envoyait quelques marks avec lesquels elle pouvait acheter un ou deux stères de bois.

Quand Yves Queffelec fils de René a ensuite habité la Cité ouvrière à Saint-Léger-lès-Domart, sa mère Marie Jeanne Vigouroux les a rejoints.

Marie Jeanne Vigouroux a ensuite été hébergée par sa petite fille Lucienne Pluquet épouse Dethou de 1951 à 1958.

Elle est allé chez son fils Yves Queffelec à Péronne en 1959 où elle est décédée. Yves Queffelec son fils l'a ramenée à L'Etoîle la nuit en voiture.

Marie Jeanne Vigouroux était quasiment aveugle, tout le temps habillée de noir. Elle allait chercher le lait munie d'une canne.

Malgré sa cécité elle tricotait des chaussettes et des gants. Elle tricotait des pulls pour la Croix Rouge que sa petite-fille Lucienne Pluquet cousait.

En août 1944, la tante Jeanne Queffelec de L'Etoile est venue à vélo avec sa fille Lucienne Pluquet lui annoncer le décès de sa fille à Doullens (il faisait très chaud). Marie Jeanne Vigouroux est tombée sur le dos. Jeanne Pauligen sa logeuse était présente.

Les copains des enfants de la famille venaient se désaltérer chez grand-mère Queffelec, qui leur donnait un verre d'eau et une cuiller de confiture.

Elle reconnaissait Anne Marie et Colette Queffelec, ses deux petites filles, jumelles, juste en passant ses doigts sur leur visage.

Elle chantait en Breton.

En fin de vie elle eut un cancer, 3 piqûres de morphine par jour.

 

Les cousins Marc'hadour ont eux quitté l'Etoile pour travailler dans les mines à Avion dans le Pas-de-Calais. Ils venaient à vélo à L' Etoile (85 km l'aller) et dormaient sur la paille d'une grange de la maison de "Foncine" Sueur épouse Froidure, belle mère de Yves Queffelec.

Le père Jean Marc'hadour et ses deux fils Yves et Marcel Marc'hadour, tous les trois étaient costauds. A St Léger les Domart ils mangeaint chez Yves Queffelec et son épouse Marie-Clara Froidure.

La femme de Jean Marc'hadour s'appelait Jeanne, petite femme maigre, elle buvait 20 tasses de café par jour.

Yves Queffelec et son fils Alain allaient leur dire bonjour à Avion à moto. La moto a été vendue 50 francs en 1958 au marchand de ferrailles AUGUET de Saint-Léger-lès-Domart.

AUGUET était fils d'un marchand de frites ambulant, qui avait inscrit sur son camion "Mais Mémé qué bouéné frites!!!" (en Picard svp).

Le petit-fils de rené Queffelec, Alain Queffelec avec son épouse Françoise GAUDRY allaient à Avion en Volvo 422 rouge, avec ses beaux-parents: Louis GAUDRY et Suzanne Dutertre-Delmarcq.

Jeanne Vigouroux épouse de René Marc'hadour était menue. Sa soeur, Marie-Jeanne Vigouroux épouse de René Queffelec était forte, carrée, énergique, assez bavarde.

 

Les cousins Vigouroux:

Marie-Jeanne Vigouroux demandait à Lucienne Pluquet sa petite fille d'écrire à ses frères Louis et Gabriel

Yves-Marie et Marie-Anne Queffelec avaient les yeux noirs comme leur père Queffelec. Jeanne Marie-Yvonne Queffelec avait les yeux bleus comme sa mère Vigouroux, et qu'elle a transmis à sa fille Lucienne Pluquet.

Lorsque Jeanne Marie Yvonne est allée en 1945 à Plomodiern, un banc de maquereaux s'est échoué à Douarnenez les populations locales y allaient pour pêcher à l'épuisette les poissons.

Marie-Jeanne Vigouroux est retournée en Bretagne avec Lucienne Pluquet en 1945 par train, elle est tout d'abord allée 1 mois chez son frère Gabriel à Saint-Pol de Léon. Elle a été impressionnée par la maison de Gabriel, à deux étages, et des boiseries sculptées le long des murs. Gabriel est resté plusieurs semaines alité pour crise de paludisme.

Louis Vigouroux est venu chercher ensuite Lucienne Pluquet et Marie-Jeanne Vigouroux pour aller à Plomodiern.

Elle est ensuite rentrée avec sa fille Jeanne Marie Yvonne Queffelec et sa nièce Marie-Thérèse Vigouroux à l'Etoile.

Gabriel et Louis ont dû après la guerre loger chacun une famille, car à l'époque la Bretagne manquait cruellement de logements.

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