Demat, bonjour,

Voici un "Queffelec" dont le nom et les aventures ont traversé les siècles grace à la chronique saxonne.

Comme à l'accoutumé, les aventuriers vikings veulent se remplir les poches, ils volent, pillent, violent et tuent mais aussi rançonnent les belles proies.

Anglo saxon chronicle 4

Notre "Cyfeiliog" était évêque, il a été enlevé avec d'autres personnalités lors d'un raid viking sur les côtes galloises, en l'an 914 après J.C., il serait décédé en 927.

C'est un roi saxon, pourtant ennemi juré des bretons, qui a eu l'amabilité de payer la rançon exigée et a ainsi libéré notre évêque.

Saura t'on un jour, ce qui a motivé ce gentleman ?

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Voici un extrait pour l'année 918:

In this year a great fleet came over hither from the south, from the Lidwiccas, [Brittany,] and with it two earls, Ohtor and Rhoald : and they went west about till they arrived within the mouth of the Severn, and they spoiled the North- Welsh every^vhere by the sea-coast where they then pleased. And in Ai'chenfield they took bishop* Cameleac, and led him with them to their ships ; and tlien king Edward ransomed him afterwards with forty pounds.

Cette année là une grande flotte vint du sud depuis Lidwiccas, et avec deux chefs Ohtor et Rhoald: puis ils allèrent vers l'ouest jusqu'à l'embouchure de la Severn, et ils pillèrent vers le nord partout depuis la côte maritime, où ils se plaisaient. Et à Archenfield ils enlevèrent l'évêque Cameleac, et l'emmenèrent avec eux jusqu'à leurs bateaux; et alors le roi Edward paya sa rançon d'un montant de 40 livres.

 

Pour mémoire le père du roi Edward, Alfred le Grand avait, quant à lui, du donner 100 livres pour libérer sa femme, 100 livres pour chacune de ses filles et 12,5 livres pour son archevêque de Canterbury.

Il apparait donc évident que pour l'évêque Cyfeiliog originaire d'une lointaine frontière galloise, la somme de40 livres est exhorbitante. Pourquoi ???

Dans cette chronique l'évêque est dénommé Camelaec, Cimeilliauc dans le livre de Llandaf, Cyffeiliog ou Cyffeilliog dans les donations qui lui ont été faites.

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Quelques informations sur la chronique anglo saxonne:

Anglo saxon chronicle 3

 

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La Chronique anglo-saxonne (Anglo-Saxon Chronicle) est un ensemble d'annales en vieil anglais relatant l'histoire des Anglo-Saxons. Le manuscrit original, qui date de la fin du IXe siècle, a probablement été composé dans le royaume de Wessex, sous le règne d'Alfred le Grand. De multiples copies en ont été distribuées aux monastères d'Angleterre, chacune mise à jour indépendamment des autres : l'une d'entre elles l'est encore en 1154.

Il subsiste neuf manuscrits de la Chronique, d'importance historique variable. Tous ne sont pas conservés dans leur intégralité, et aucun d'entre eux n'est le manuscrit original. La rédaction de la plus ancienne copie subsistante semble avoir débuté vers la fin du règne d'Alfred, tandis que la plus récente a été composée à l'abbaye de Peterborough après un incendie ayant frappé le monastère en 1116. La quasi-totalité du contenu des chroniques se présente sous forme d'annales. Elles commencent toutes avec l'année 60 av. J.-C., et décrivent l'histoire des Anglo-Saxons jusqu'à l'année de leur rédaction. Des ajouts successifs leur ont été ensuite apportés au fil du temps. C'est l'ensemble de ces manuscrits qui est désigné sous le nom de « Chronique anglo-saxonne ».

La Chronique n'est pas une source neutre : parfois, la comparaison avec d'autres sources médiévales montre que ses compilateurs ont omis des faits, ou les ont relatés de façon partiale. En outre, il arrive que les différentes versions de la Chronique se contredisent par endroits. Toutefois, prise dans son ensemble, elle constitue la principale source historique pour la période s'étendant entre l'abandon de la Bretagne par les Romains en 410 et la conquête normande de l'Angleterre en 1066 : une grande partie des informations présentes dans la Chronique n'apparaît nulle part ailleurs. Ses manuscrits sont également des sources importantes pour l'histoire de la langue anglaise : la fin du texte de la Chronique de Peterborough est notamment l'un des plus anciens exemples connus de moyen anglais.

Sept des neuf manuscrits subsistants de la Chronique anglo-saxonne sont conservés à la British Library. Les deux autres se trouvent à la bibliothèque bodléienne d'Oxford et à la bibliothèque du Corpus Christi College de Cambridge.

 

La Chronique anglo-saxonne est la principale source d'informations pour l'histoire de l'Angleterre anglo-saxonne. Sans la Chronique et l'Histoire ecclésiastique de Bède, il serait impossible d'écrire l'histoire des Anglais entre le départ des Romains et la conquête normande. Il est clair que des registres et annales ont commencé à être tenus en Angleterre avec l'introduction du christianisme dans l'île, mais aucun registre de ce genre n'a subsisté sous sa forme originale. Néanmoins, ils sont incorporés dans des œuvres ultérieures, et la Chronique en contient probablement un grand nombre. L'histoire qu'elle relate n'est pas seulement celle dont ont été témoins ses compilateurs, mais aussi celle couchée sur le papier par des annalistes antérieurs, dont les travaux ne sont souvent conservés nulle part ailleurs

Les trois principaux historiens anglo-normands, Jean de Worcester, Guillaume de Malmesbury et Henri de Huntingdon (ainsi que Siméon de Durham, ont tous à disposition une copie de la Chronique, dont ils se servent pour composer leurs propres œuvres. Quelques historiens de la fin du Moyen Âge utilisent également la Chronique, d'autres s'inspirent à leur tour de ceux qui s'en sont servis, si bien que la Chronique occupe une position « centrale dans le courant de la tradition historique anglaise».

Par ailleurs, son importance ne se limite pas aux informations historiques qu'elle fournit : elle constitue également un témoignage important de l'évolution de la langue anglaise à ses débuts La « Chronique de Peterborough » passe du vieil anglais livresque classique au moyen anglais primitif après 1131, fournissant des textes comptant parmi les plus anciens connus en moyen anglais

La Chronique présente également un certain intérêt littéraire. Les annales du Xe siècle et du XIe siècle contiennent plusieurs poèmes célébrant des souverains et leurs réussites : The Battle of Brunanburh (937), Capture of the Five Boroughs (942), The Coronation of King Edgar (973), The Death of King Edgar (975), The Death of Prince Alfred (1036) et The Death of King Edward the Confessor (1066)

 

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Quelques cartes:

Emigration saxonne et danoise

 

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Les peuples au temps des chroniques du roi Alfred

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Angleterre saxonne selon la chronique anglo-saxonne:

Anglo saxon chronicle carte 2

 

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Welsh biography 1

CYFEILIOG (or CYFEILLIOG? ) (d. 927 ), bishop of Llandaff . The English Chronicles record that, in the course of a Danish invasion of the west Midlands , he was captured in the region of Archenfield ( Erging ), then, it may be, within his diocese, and carried off to the ships; Edward the Elder ransomed him for the sum of £40. The year is now reckoned to be 914 . He appears as Cimeilliauc in the Book of Llandaf and is there made the recipient of nine grants. Of these, five appear to be of lands in Gwent or its border, at Monmouth , Roggiet , Pool Meyrick , Bishton , and Caldicot , and are the gift of Brochwel ap Meurig , king of Gwent in the age of Asser (q.v.) ; another donor is Hywel ap Rhys , king of Glewysing (now Glamorgan ) at the same period, while the third is Hywel 's son Arthfael .

 

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Book of Llandaf_1

 

Book of Llandaf_2

 

Book of Llandaf_3

 

Book of Llandaf_4

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