26 juin 2014. Demat, bonjour,

J'ai reçu ce jour par courrier copie des actes de Port Louis qui ne sont pas encore numérisés :

Enveloppe Mauritius 1 de 2

Enveloppe Mauritius 2 de 2

Mariage de Nicolas Mary avec Marie Quevelec à Port Louis le 11 novembre 1743 (référence KA 9 P-P9 82):

11 novembre 1743 mariage de Marie Quevelec et Nicolas Mary

11 novembre 1743 mariage de Marie Quevelec et Nicolas Mary 2 sur 2

Baptême de Marie fille de Maurice et Louison esclaves de la Compagnie à Port Louis le 6 juin 1743 (référence KA 9 P-P9 52):

6 juin 1743 Marie Quevelec témoin naissance esclave

Baptême de Marie fille de Jean et Sébastienne esclaves de la Compagnie à Port Louis le 26 juin 1743 (référence KA 9 P-P9 58):

26 juin 1743 Marie Quevelec témoin naissance esclave

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15 mai 2014. Demat, bonjour,

Intégration des scans d'actes de la ville de Grand-Port trouvés sur le site des archives nationales de la république de Moritius.

Voir ci-dessous mariage en 1729 et décès en 1738.

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11 avril 2014. Demat, bonjour,

Cet article pour présenter deux jeunes femmes Queffelec et Fitament-Queffelec primo arrivant à l'Ile Maurice, tout au début de la colonisation française en 1729.

Marie Quevelec appartient à un isolat "isolat Lorient" car je n'ai pas pu encore rattacher sa branche familiale à une famille Queffelec plus élargie.

Jeanne Fitament-Le Queffelec appartient également à un isolat "isolat Châteaulin".

1) Marie Quevelec ou Becasse

Acte de mariage de son père Sylvestre Quevelec, maître d'équipage le 24/7/1723 à Lorient:

24_7_1723 silvestre bécasse mariage 2

Acte de naissance de Marie Quevelec le 12/11/1726 à Lorient (sa soeur ainée née en 1724 est dénommée "bécasse" voir aticle précédent dans ce blog)

12_11_1726 Marie Quevelec naissance

Transciption de l'acte de mariage de Marie Quevelec avec Nicolas MARY le 11/11/1743 à Port-Louis (Ile Maurice):

ile maurice mariage Mary Quevelec

Marie Quevelec a été témoin à deux naissances d'esclaves les 6 et 26 juin 1743 à Port-Louis (Ile Maurice):

témoin N ile Maurice 1

témoin N ile Maurice 2

2) Jeann Fitament- Le Queffelec ou Le Begasse ou Le Bagousse:

Jeanne est fille de Jean Fitament et de Jeanne Le Queffelec mariés à Châteaulin le 15 janvier 1703.

Elle est arrivée à l'Ile de France sur le Royal Philippe le 11/7/1729 depuis Port-Louis dans le Morbihan.

Le Royal Philippe est un vaisseau de 700 tonneaux, 28 canons, 170 passagers et membres d'équipage. Il a été armé à Lorient le 24/11/1728 pour l'Inde et désarmé à Lorient le 16/4/1730.

 

Acte de naissance de Jeanne Fitament-Le Begasse le 1/3/1706 à Port-Louis (Morbihan):

N Jeanne Fitament

Acte de mariage de Jeanne Fitament-Le Bagousse avec René Landay le 11/7/1729 à Port Bourbon ou Grand Port (Ile Maurice):

M Landay Fitament

M 1729 Grand Port

Acte de décès de Jeanne Fitament-Le Bagousse:

D Jeanne Fitament

D 1738 Grand Port

 

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Histoire

Port-Louis a été fondée en 1735 par les colons français mais est aujourd'hui une ville cosmopolite habitée par les descendants d'immigrants indiens, chinois, africains et européens.

Les Hollandais prirent possession de l’île Maurice en 1638, mais l'abandonnèrent quelques décennies plus tard. Pendant les premières années suivant leur arrivée, ils occupèrent deux points sur l’île, la baie de Grand Port connue à l’époque sous le nom de Warwyck Haven et Port-Louis, qui fut nommé Noord-Wester Haven (Port Nord Ouest en néerlandais). Le site est baptisé Port-Louis par les Français, puis change de nom brièvement pendant la Révolution, et après 1804 (Port-Napoléon) sous l'Empire. Il retrouve son nom de Port-Louis ensuite.

Au début de la colonisation française, le site a été baptisé Port-Louis. L'origine du nom n'est pas certaine. Certains chercheurs penchent en faveur du souverain d'alors, Louis XV, alors que d’autres supposent que le site fut nommé en souvenir de Port-Louis, en Bretagne. En 1729, Nicolas de Maupin devint le premier administrateur à part entière de l’île. Sous son administration, Port-Louis devint la capitale administrative et le port principal, aux dépens de Port-Bourbon (Grand Port). La Compagnie des Indes envoya, en 1732, l’ingénieur Cossigny pour aider à la fortification de la ville ainsi qu’à la construction d’un port. Bien que compétent, ce dernier ne put réaliser ses projets car il entretenait des relations exécrables avec le conseil supérieur de l'île de France.

Les grands travaux de construction furent entrepris sous le gouvernement de Mahé de Labourdonnais. Il arriva dans l'île en 1735 et, en moins de dix ans, la ville de Port-Louis fut dotée d'une rade bien équipée et bien défendue, ainsi que de plusieurs bâtiments dont des greniers, une cale sèche, un arsenal, une armurerie et un hôpital. La capitale prit forme grâce au travail des esclaves venus d’Afrique et des artisans de Madras. Les habitants reçurent l'eau potable à travers un aqueduc acheminant l’eau de Grande Rivière Nord-Ouest. Finalement, Labourdonnais commença la construction de l’Hôtel du Gouvernement, où siégea le Conseil supérieur de l'île de France.

De 1767 à 1790, l’île de France passa sous tutelle royale. Les dernières années d’administration de la Compagnie des Indes orientales virent Port-Louis souffrir d’un manque d'attention de la part des autorités. Le port s’envasa et fut encombré d'épaves de navires victimes de cyclones. Beaucoup de bâtiments étaient en piteux état. L’intendant royal, Pierre Poivre, veilla à ce que les choses évoluent positivement. Il contribua à rendre la vie des habitants de la capitale plus agréable. À son départ en 1772, la ville avait grandi d’un tiers de sa taille initiale.

Entre les années 1772 et 1781, le chevalier de Tromelin, ingénieur naval, entreprit d’agrandir le port du côté de Trou Fanfaron et celle de Caudan. Grâce à ces travaux, le port devint une base pour les opérations navales aux Indes et lors de la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Après la Révolution française, Port-Louis devint Port-Napoléon, en 1804, en l’honneur de l’Empereur fraîchement couronné. La ville prit son nom définitif à l’issue de la capitulation des Français face aux troupes britanniques en 1810.

En 1801, lorsqu'il le visite dans le cadre de l'expédition Baudin, Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent décrit le port en affirmant qu'il « peut contenir quatre à cinq mille blancs ou libres, et le double d'esclaves ». Il ajoute que « la plupart des rues ne sont pas pavées ; les maisons sont presque toutes en bois, et sont très-basses ; beaucoup d'entre elles n'ont que le rez-de-chaussée, ou un étage, à cause des coups de vents qui les pourraient renverser si elles étaient plus élevées » Généralement, la ville était selon lui en situation « critique »

Une épidémie de malaria en 1867 fait fuir la bourgeoisie de Port-Louis qui abandonne ses maisons pour fonder le village, puis ville de Curepipe sur les hauteurs au climat jugé plus sain. Une épidémie de peste en 1899 fait fuir une grande partie de ses habitants sur les hauteurs de l'île. Enfin la grippe espagnole atteint l'île entre mars et juin 1919, faisant dix mille morts.

De 1810 à 1921, la population de Port-Louis passa d’environ vingt-quatre mille à plus de cinquante mille habitants. La plupart des immigrants indiens commerçants, principalement les musulmans, s’installèrent dans la capitale à leur arrivée. La ville devint une municipalité en 1850.

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Carte ile Maurice