D'al Lun tregont a viz Meurzh 2015.

Demat d'an holl,

Complément pour préciser le décès de Louis que je viens de trouver:

Louis Queffelec décédé le 4 mai 1908 à Thio, né le 28/8/1837 à Châteaulin, 71 ans fils de François x Marie Anne BLAISE, domestique.

Thio_1

Thio_2

Thio_3

Thio_4

Thio_5

Thio_6

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D'ar Sul daou warn ugent a viz C'hwevrer 2015.

Demat d'an holl

Ce complément pour ajouter les dossiers de procédures et arrêts des 25/3/1873 et 7/9/1874 à Paris qui sont à l'origine de la condamnation au bagne de Louis cf §5

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D'ar Sadorn ugent a viz Kerzu, demat d'an holl,

Cet article pour présenter Louis Queffelec condamné en 1874  au bagne de Nouvelle Calédonie.

Son dossier est gardé aux archives nationales d'outre-mer, sous la côte FRANOM COLH/queffelecl

Louis est condamné le 12 septembre 1874 à 5 ans de travaux forcés et à dix ans de surveillance pour faux en écriture de commerce et usage de faux par la Cour d'Assise de la Seine à Paris. Avait déjà été condamné le 25 mars 1873 pour abus de confiance.

Malgré ses origines très modestes, Louis sait bien lire et écrire le Français, il habitait au n° 23 rue du Marché à Paris en 1874. Il était commis, homme de service à gages.

Louis est probablement décédé en 1884 en Nouvelle Calédonie, car le Garde des Sceaux fait la demande par dépêche au Parquet de Paris de ses date et lieu de naissance.

Je suis toujours à la recherche de cet acte de décès.

Lecteur, si vous en savez plus, n'hésitez pas à me contacter via le blog ou par téléphone au 0628397788.

Trugarez vras.

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 Plan de l'article:

1) Rappel des articles antérieurs relatifs à deux autres bagnards Jean et Jacques Queffelec

2) Lignée patri-linéaire de Louis Queffelec

3) Dossier du bagne

4) Histoire du bagne, quelques éléments

5) Dossier de procédure et arrêts

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1) Rappel des articles antérieurs relatifs à deux autres bagnards Jean et Jacques Queffelec

1-1) Jean Queffelec [Famille Lanvern] décédé au bagne de Marseille le17 juin 1733 agé de 27 ans environ deux ans après son internement.

 Archives départementales de Brest, série B, tome I antérieur à 1790, article B846: Procès instruit contre Jean Queffelec, journalier, natif de la paroisse de lababan, demeurant au bourg de Pouldreuzic, accusé de vols de vaches, la nuit et avec effraction, au préjudice du recteur de Meillars et de Richard Christien, de la paroisse de Pluguffan. Condamné à quarante ans de galères.

1-2) Jacques Queffelec [Famille Pleyben K/gogan] décédé à Saint Jean du Maroni en Guyane le 30/6/1889 à 47 ans  environ deux ans après son internement.

 Archives nationales d'Outre-Mer, côtes FRANOM COLH 3565a et COLH 1154/queffelecj : condamné à la relégation en Guyane par application de la loi Waldeck-Rousseau (Breton né à Nantes le 2/12/1846), loi du 27 Mai 1885 sur la relégation des récidivistes.

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2) Lignée patri-linéaire de Louis Queffelec:

Louis Queffelec (° 29/8/1837 à Châteaulin, x sans objet car célibataire, + 4/5/1908 à Thio-Nouvelle Calédonie, commis, homme de service à gages ) fils de :

François Queffelec x Marie Anne BLAISE (° 5 Frimaire an V à Plomodiern, x 299/1818 à Châteaulin, + 23/5/1847 à Châteaulin, carrier) d'où 8 enfants, fils de:

Jean Queffelec x Jeanne QUEMENER (° 22/4/1749 à Cast, x 18/1/1785 à Cast, + 17 Pluviose an XIII à Plomodiern) d'où 6 enfants, fils de:

Pierre Le Queffelec x Anne PORZ (° 18/7/1706 à Cast, x 23/9/1729 à Plomodiern, + 19/4/1750 à Cast Ty traon) d'où 11 enfants, fils de:

Yves Le Queffelec x Isabelle PAUL ou PAVEC (° 19/4/1661 à Cast, x # 1695 à Cast, + 3/11/1734 à Cast) d'où 14 enfants, fils de:

Jean x Guillamette LE BILCOT (° # 1630 à Cast, x # 1650 à Cast, + ?) d'où 12 enfants, fils de:

? x ? 

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3) Dossier du bagne: 

actes queffelec louis 005

 

actes queffelec louis 006

actes queffelec louis 007

 

actes queffelec louis 009

 

actes queffelec louis 010

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4) Histoire du bagne, quelques éléments:

Ile de Nou, pénitencier:

ile de nou pénitencier

 

Ile de Nou, cases d'habitation

ile de nou cases d'habitation

 

Ile de Nou, intérieur de la maison de détention:

nou intérieur de la maison de détention

Ile de Nou, cour du pénitencier, séance de coiffure vers 1880:

cour du pénitencier_séance de coiffure vers 1880

Surveillant vers 1906:

Surveillant vers 1906

 

Le bagne de Nouvelle-Calédonie est un établissement pénitentiaire, aujourd'hui disparu, en activité de 1864 à 1924. De nombreux prisonniers français de métropole (environ 21 000) y furent déportés.

Répartis en quatre classes (selon leur condamnation), ces déportés pouvaient espérer être libérés sans pour autant obtenir de retour en métropole.

Les 250 premiers « ouvriers de la Transportation » arrivent à Port-de-France le 9 mai 1864 à bord de L'Iphigénie. En tout, 75 convois amèneront, entre 1864 et 1897, environ 21 630 immatriculés au bagne, selon les estimations d'Alain Saussol. Il existe alors trois types de « bagnards » ou « chapeaux de paille » :

  • les « Transportés » (selon la loi du 30 mai 1854 sur les bagnes coloniaux) : de loin les plus nombreux, aussi appelés « forçats » car condamnés à des peines de travaux forcés (de 8 ans à perpétuité) pour des crimes de droit commun (allant du simple voie de fait ou attentat à la pudeur au meurtre), ils sont pour la plupart placés au pénitencier de l'île Nou et servent à l'édification des routes et bâtiments de la colonie, en premier lieu la construction du pénitentier-dépôt de l'île, juste en face du chef-lieu rebaptisé Nouméa, la Nouvelle-Calédonie devenant un théâtre d'expérimentation de la théorie sociale du gouverneur de la Nouvelle-Calédonie Charles Guillain, plus saint-simonien que fouriériste qui veut réhabiliter le bagnard par le travail et lui donner une seconde vie après sa peine en lui offrant des concessions de terre. Parmi les descendants de Transportés on peut citer les Bouteille, Bouteiller, Chatenay, Colomina, Delathière, Gervolino, Komornicki, Lafleur, Lucas, Mariotti, Pagès, Papon, Péré et Robelin. Il y eut 1822 transportés maghrébins entre 1864 et 1897 (sur un total de 2166 condamnés à la transportation, la déportation ou la relégation.).
  • les « Déportés » (selon la loi de déportation politique du 8 juin 1850) : condamnés politiques, issus essentiellement des participants à la Commune de Paris de 1871, ce qui fait que les déportés sont souvent appelés « Communards ». 4 250 sont envoyés à partir de 1872 aux pénitenciers de l'Île des Pins, ou de Ducos (pour ceux considérés les plus dangereux), avec parmi eux des « célébrités » comme Louise Michel ou Henri Rochefort. Ils obtiennent l'amnistie en 1880 qui les autorise à repartir : moins de 40 familles décident de rester faire souche dans la colonie (les Armand, Bourdinat, Cacot, Courtot, Dolbeau, d'autres, comme Adolphe Assi, Louis Boissier ou Louis Roger, restent également mais n'ont pas de descendance). Entrent également dans cette catégorie les participants à la révolte des Mokrani de 1871 en Algérie ainsi que les condamnés des insurrections successives de 1864 (sud-Oranais), 1876 (El Amri), 1879 (les Aurès), 1880-1882 (sud Oranais): ils sont plusieurs centaines d'« Algériens du Pacifique » dont la plupart, malgré une amnistie en 1895, vont fonder des lignées calédoniennes majoritairement installées à Nessadiou et à Bourail (les Abdelkader, Aïfa, El Arbi, notamment).
  • les « Relégués » ou récidivistes, sont aussi condamnés au bagne à partir de 1885 (Loi Waldeck-Rousseau du 27 mai 1885). Il y a au total plus de 3 300 hommes et 457 femmes relégués envoyés à « la Nouvelle », surtout à l'île des Pins, Prony ou le Camp Brun de La Ouaménie à Boulouparis.

Après les travaux forcés, les bagnards doivent « doubler » leur peine en étant placés dans des fermes pénitentiaires et, une fois libérés, y obtiennent une terre en concession pénale. L'administration pénitentiaire se dote pour ce faire d'un important domaine foncier, largement pris sur les terres Kanak, qui monte à son apogée jusqu'à 260 000 hectares. En tout, les concessions définitivement attribuées aux libérés sont évaluées à 1300 environ. Les centres d'implantation des colons pénaux sont Bourail dès 1867 (avec quelque 460 concessions), La Foa-Farino (avec les centres de Fonwhary, Focola, Ouraï, Farino et Tendéa) à partir de 1876, Ouégoa après 1880 et Pouembout en 1883. Les derniers centres pénitentiaires sont fermés en 1922 et en 1931, mais de nombreux descendants de « libérés » restent installés sur les concessions de leurs ancêtres.

Le nombre de pénaux présents en Nouvelle-Calédonie est monté jusqu'à 11 110 en 1877, soit les 2/3 des Européens présents dans la colonie, et en 1897, date de l'arrêt des convois de transportés et relégués, ils sont encore 8 230.

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5) Dossier de procédure et arrêts:

Arrêt correctionnel de Louis Queffelec du 25 mars 1873 (2 pages):

Arrêt du 25 mai 1873 page 1

 

Arrêt du 25 mai 1873 page 2

Arrêt de la cour d'assises de Louis Queffelec du 7 septembre 1874 (3 pages):

 

Arrêt du 7 septembre 1874 page 1

 

 

Arrêt du 7 septembre 1874 page 2

Arrêt du 7 septembre 1874 page 3

 

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